ABC d'un voyage au Japon - Repas maison

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R…comme Repas maison.

Chacun sait qu’un repas maison diffère en saveur d’un repas au restaurant. Il en va de même au Japon. Suivons nos hôtes dans leur préparation du dîner. 

Chacun s’affaire de son côté, qui aux légumes, qui à mettre le couvert (gardons l’expression bien que les couverts soient autres). A les voir s’activer on devine qu’ils nous concoctent leur meilleur de saveurs.

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La table, nappée de blanc,  se remplit d’une quantité de coupes et coupelles individuelles. Des boîtes carrées laquées noir et à couvercle rouge m’intriguent. Et je comprends enfin l’usage de la boîte similaire que j’avais ramené en 1972 sans en connaître l’usage précis. Je l’utilise comme présentoir à apetizers (cacahuètes et consort).

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Ici, Keiko y installe de jolis gobelets façon cupcake dans lesquels elle dépose les ingrédients chauds. Un véritable tableau se forme alors sous notre regard : deux sortes de poisson, tomate cerise confite, aubergine frite, et autres légumes sortis tout droit du jardin bio de Shunzo. Le plaisir des yeux précède celui de la dégustation.

Les soupières individuelles ont chauffé sur le gaz et sont apportées pour chacun. A table !

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Nous goûtons les saveurs qui se mêlent de façon subtile tout en évoquant les souvenirs communs de notre été universitaire en Californie (UCLA, 1967), ou de leur honeymoon en France en 1974 ou encore de mon troisième séjour à Nishinomiya,  l’été 1980.

En fin de repas, comme à la maison, Shunzo fait la vaisselle, Gisèle l’essuie et Keiko la range car elle a  sorti le grand jeu.

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Ensuite, Shunzo  appelle son frère cadet que j’ai bien connu lors de mon séjour en août 1970 alors que Shunzo travaillait alors aux USA. Il m’apprend aussi que son frère aîné est décédé.

Cette immersion familiale ravive les souvenirs d’un vécu lointain qui reviennent avec fraîcheur malgré l’espace temps. J’éprouve une impression de bienfaisante continuité même si nos rapports étaient distendus et peu fréquents. 

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