26 août 1572, mort de Ramus.

Collège de Presles (entre le 6 et le 14 de la rue des Carmes)
Image (26 août 1572, mort de Ramus. )

Il reste du collège de Presles une chapelle sécularisée au 14 rue des Carmes. En 1544, la Sorbonne condamne divers ouvrages de Pierre de La Ramée (1515-1572), dit Ramus, dont les Controverses Aristotéliciennes où il écrivait que « Tout ce qu’à dit Aristote est faux ». De quoi s’attirer bien des ennemis universitaires ! Son génie se manifesta dans différentes directions : il a écrit des traités de grammaire (il est célèbre pour ses « lettres ramistes »), de rhétorique, de logique, d‘arithmétique, d‘algèbre, et de géométrie qui furent accueillis, traduits et commentés partout en Europe.
Lui, qui pauvre, avait û attendre l’âge de 12 ans et devenir le valet d’une riche étudiant du Collège de Navarre pour accéder aux études, s’élève contre le coût de l’enseignement, et recommande que tous les professeurs soient payés par le roi et non par leurs élèves.
Converti au protestantisme vers 1560, il défendit toujours avec passion, une plus grande autonomie de l‘église locale et une plus grande participation des laïcs à la vie de celle-ci. Le 26 août 1572, alors qu’il était dans son cabinet de travail, au cinquième étage, une troupe de régents et d’écoliers guidée par un confrère jaloux, percent le savant de coups de poignards, et jetèrent le cadavre dans la Seine. Il mourut en priant pour ses assassins, répétants de sa voix grave et douce, la prière du Seigneur : « Pardonne-leur , mon Dieu car ils ne savent ce qu’ils font ».

 

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