29 avril 1888. Louis Caradec, le « Rubens du Finistère »

publié le 29 April 2020 à 00h01 par José LONCKE


29 avril 1888. Décès de Louis Caradec (1802-1888)  le « Rubens du Finistère ». Cet artiste brestois ne cacha pas ses convictions évangéliques.

C'est un brestois d'origine. Yves François Louis Caradec est né à Brest le 29 juillet 1802. Il est mort à Brest le 29 avril 1888.
Sa carrière se fera entièrement à Brest. Il suit les cours  de L’Académie L.-G. Charrioux de Brest, où il fréquente les professeurs de dessin de l’École navale, spécialisés dans les scènes de port et les scènes historiques.  Par la suite, toujours à Brest, il est chargé des cours de dessin organisés par la Société d'Émulation, puis vers 1874, devient professeur de dessin au lycée de la ville. L’œuvre de Caradec a connu un grand succès dans sa ville natale.  Ses oeuvres son acquises de son vivant par les collectionneurs et le musée de Brest.

Il fait oeuvre de lithographe, participant à l'illustration du « Voyage dans le Finistère» de Cambry et du « Finistère en 1836 » d'Émile Souvestre, pour lequel il dessina un bon crayon, sans esprit caricatural représentant Guillaume Ricou poète breton.
On a compris que s’il a peint quelques portraits et paysages, notamment quelques marines, il a surtout peint de petits panneaux de type breton. Caradec y décrit sans se lasser les costumes et mœurs bretons en accumulant sa documentation.

29 avril 1888. Louis Caradec, le « Rubens du Finistère »

Dans  « La Morlaisienne » (1843), on retrouve sa précision historique : le tableau dépeint avec précision le port, la ville, avant la construction du viaduc. On y  découvre également les qualités techniques du peintre…
Ce tableau témoigne du lien de l’artiste avec Morlaix… Liens spirituels surtout. C’est à Morlaix en effet que John Jenkins baptisa ce membre fidèle de l’église réformée de Brest. En 1849, en même temps que le colporteur Omnès, le premier converti de Jenkins. Ces deux baptêmes furent un réconfort et un encouragement profonds pour Jenkins.

Caradec mit de suite ses dons artistiques au service de l’Évangile. Il fait imprimer des lithographies engagées. Un ensemble d’images très appréciées et très utilisées dans l’évangélisation par les différents colporteurs bretons.
Il a ainsi peint plusieurs toiles sur la Parabole du Fils prodigue. Les différentes étapes de la séparation et de la réconciliation d’un homme avec Dieu : le jeune homme quitte son père, il se retrouve avec les pourceaux, le retour et banquet. Mais Caradec est trop vieux pour participer à l’édition du Voyage du pèlerin  de John Bunyan , traduit en breton par Guillaume Le Coat et édité en1886… On ne peut qu’imaginer  les illustrations que son talent  aurait inventées pour illustrer cette grande fresque de la grâce de Dieu.

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