29 juillet 1630. Anne de Mornay. La Bible de famille

29 juillet 1630. Anne de Mornay. La Bible de famille
Anne de Mornay (1583-1646)  est la troisième fille de Duplessis-Mornay et de Charlotte Arbaleste.

Image (29 juillet 1630. Anne de Mornay. La Bible de famille )

Née en 1583, elle fut élevée par sa grand'mère Françoise du Bec, dame de Buhy, mère de du Plessis-Mornay. Elle épousa, en 1603, Jacques des Nouhes, seigneur de La Tabarière et de Sainte-Hermine en Poitou, dont elle eut sept enfants. Veuve en 1632, elle se remaria avec Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force, le fameux maréchal.
On peut voir à la Bibliothèque du Protestantisme Français une belle grosse Bible reliée en maroquin rouge et dorée sur tranches. On y lit, sur une garde en parchemin, cette dédicace, écrite de la main de Duplessis-Mornay :

« Psal. 27 : L'Éternel est ma lumière et ma délivrance, de qui aurai-je peur ? L'Éternel est la force de ma vie, de qui aurai-je frayeur ? Pour Anne de Mornay, dame de La Tabarière, ma fille, Philippe de Mornay. À Bodet, ce 29e septembre 1620. »

Au-dessous, ces lignes simples et grandes, de la main d'Anne de Mornay :

«  Cette Bible m'a été donnée par M. du Plessis, mon très honoré père. Je désire qu'après moi elle soit pour Philippe des Nouhes, mon fils aîné, et qu'il la lise soigneusement pour y apprendre à connaître et servir Dieu en la Sainte Trinité, et qu'il se représente, pour s'y acourager, l'exemple de son grand-père, duquel il reçoit nourriture, et se ressouvienne continuellement des voeux que moi, sa mère, ai faits pour lui.
Fait à Bodet, ce 30e octobre, jour propre que Dieu nous a conjoints par le saint mariage, son père et moi, il y a dix-sept ans. Anne de Mornay, 1620. »

 (Dix ans plus tard.)


 « À François des Nouhes, maintenant, puisqu'ainsi a plu à Dieu, notre fils unique.
Mon enfant, j'avais reçu ce présent de votre grand-père, et, pour la dignité du don et du donneur, je l'avais dédié à votre frère, notre fils aîné et bien-aimé. Depuis que Dieu l'a voulu combler de tous biens là-haut, nous navrant de douleur, ce qui nous peut consoler, c'est que vous succédiez à sa vertu et piété, et en voici la droite règle que je vous mets en main, avec les mêmes voeux et constitution que j'avais faits à votre pauvre frère. A. M., ce 29e juillet 1630. »

J. Pannier, L'Eglise Réf. de Paris sous Louis XIII (1621-1629), Paris, 1932, p. 478-483.

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