6 août 1685. Interdiction de la profession de médecin pour les protestants.

publié le 6 August 2019 à 00h01 par José LONCKE

6  août 1685, interdiction de la profession de médecin pour les protestants.


D’autant plus dur à avaler que Ambroise Paré et Jean Héroard (1551-1628) avaient été des protestants et médecins renommés!

6  août 1685. Interdiction de la profession de médecin pour les protestants.


Le Journal d’Héroard, premier médecin de Louis XIII.
Jean Héroard (1551-1628) est  né à Montpellier en 1551 au sein d’une famille ancrée dans le milieu médical et de sensibilité protestante.
Jean Héroard est plus que tout un homme de la Renaissance à la croisée de deux siècles, un humaniste contemporain d’Ambroise Paré. À vingt ans, il commence des études de médecine à Montpellier, dans la célèbre université de médecine d’où sont sortis les plus grands médecins du Royaume et bon nombre de médecins des Rois. Études écourtées semble-t-il par les massacres de la Saint-Barthélémy, puis rejoint Paris. Là, Ambroise Paré le présente à Charles IX, passionné de chasse et d’équitation, qui lui confie en 1574 la toute première Charge de Médecin en l’Art vétérinaire.
Notre vétérinaire, qui est aussi médecin, soigne donc et les chevaux, et les hommes, quand il entreprend, à la demande de Charles IX, la rédaction de son Hippostologie (dont la version manuscrite de 1579 est aujourd’hui conservée à la bibliothèque du château de Chantilly).
 Dans ce traité d’ostéologie du cheval écrit en français, quand tant de docteurs écrivent encore en latin, il utilise une toute nouvelle approche, l’observation directe, pour décrire avec rigueur et méthode un squelette entier de cheval. C’est la première description précise et complète et la première dénomination française des os du cheval. L’Hippostologie sera publié en 1599 et dédicacé à Henri III.
Jean Héroard poursuit son ascension à la Cour. Tour à tour médecin du roi par quartier à la cour de Henri III, puis auprès de Henri de Navarre, futur Henri IV, il a cinquante ans lorsque le 21 septembre 1601, celui-ci lui confie la charge de médecin ordinaire du Dauphin.
 Louis vient de naître, Jean Héroard ne le quittera plus. Fidèle à lui-même, jour après jour, il observe son jeune patient et note. Pendant 27 ans, de 1601 à 1628, 11000 pages manuscrites seront rédigées, dans un style concis, simple et clair. Ce Journal, Journal de l’hygiène du Prince dit Journal d’Héroard,  tenu minutieusement jusqu’à sa mort au siège de La Rochelle, reste l’œuvre majeure d’Héroard — un document descriptif de premier ordre qui intéresse historiens, pédiatres et linguistes. L’amitié du roi Louis XIII pour celui qui devint son premier médecin en 1610 ne se démentira jamais.

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