6 septembre 1806. Naissance de Catharine Beecher, une figure de proue du mouvement pour l’éducation des femmes.

Catharine Esther  Beecher (1800-1878) fut une des figures de proue du mouvement pour l’éducation des femmes et une des fondatrices avec Emma Willard et Mary Lyon d’une nouvelle génération d’établissements scolaires plus rigoureux.

Image (6 septembre 1806. Naissance de Catharine Beecher, une figure de proue du mouvement pour l’éducation des femmes. )

Elles voulaient former des femmes à exercer une influence sur les enfants, non seulement en tant que mères républicaines mais en tant qu’institutrices éclairées. Catherine insistait, par exemple, sur la supériorité morale des femmes et sur leur mission morale au sein de la société démocratique. Elle était persuadée que le salut de la nation  américaine à cette époque de troubles sociaux, dépendait de l’influence de femmes instruites.
Les métiers de l’enseignement fournirent aux femmes les moyens d’élargir leurs activités publiques, au nom de leurs responsabilités morales et domestiques. Les jeunes femmes instruites étaient de plus en plus disponibles et cet état coïncida dans tout le pays avec une demande massive d’enseignants Les collectivités avaient besoin des talents de tous les citoyens instruits. Et parce qu’il revenait moins cher de recruter des institutrices pour satisfaire aux besoins croissants de la nation en matière  d’enseignement, la profession se féminisa de plus en  plus…

L’influence de Catherine sur sa sœur Harriet, la future Harriet Beecher-Stowe
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A l’âge de 11 ans Harriet entra au collège de jeunes filles de Hartford dirigé par sa sœur aînée. Harriet sera l’une des premières femmes américaines à avoir reçu une éducation poussée, et une des mieux formées de sa génération. Elle y étudia les langues (elle saura écrire le français et l’italien), les sciences naturelles et techniques, la littérature,  la philosophie, l’éthique, la logique, les mathématiques, sujets généralement enseignés seulement aux garçons. Le collège de Catharine innovait également par d’autres aspects : éducation physique, économie domestique érigée en science et autogestion des étudiants. Pour Catharine une honnête femme d’intérieure devait gérer une petite entreprise et pour faire face à toutes ses tâches il leur fallait plus qu’une petite éducation. Catharine insistait sur l’importante de l’expression orale et écrite. Ses étudiantes passaient beaucoup de temps à rédiger des compositions écrites. Pendant quatre années Harriet fut professeur assistant dans ce même collège.
Ensuite Catharine et Harriet fondèrent une nouvelle école, l’Institut de jeunes filles de l’Ouest (The Western Female Institute). Toujours avec sa sœur, elle écrivit un livre de géographie pour enfants dans un esprit non-confessionnel rare pour l’époque. Elle fut d’ailleurs félicitée par l’évêque catholique de la région pour son esprit objectif, concernant le catholicisme en Europe. Puis un ouvrage de grammaire et de ponctuation.

Catharine eut sans aucun doute une énorme importance dans la formation de la personnalité d’Harriet et de sa vision du rôle de la femme dans la famille et la société. Harriet fut  sa plus grande réussite.

Pour Catharine même la soumission des femmes était source de pouvoir :
« Que chaque femme devienne si cultivée et d’une intelligence si raffinée que son goût et son jugement soient respectés ; si bienveillante dans ses actions et ses sentiments que l’on révérera ses motifs ; si modeste et si dénuée d’ambition qu’affrontement et concurrence seront bannis ; si douce et attentive à autrui que tous les cœurs seront en paix en sa présence ; alors, les pères, les maris et les fils ressentiront une influence à laquelle ils céderont non seulement de bon cœur mais avec fierté. »
Pour Harriet, la femme,  épouse, mère, éducatrice, mérite autant d’égards et de respect que l’homme producteur de biens et pourvoyeur de fonds. Le domaine de la femme est d’ailleurs sans limites : au nom de sa responsabilité morale, elle veille sur la vertu de tous les siens, elle intervient partout où la vertu est en péril.

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