15 novembre 1630. Johannes Kepler et la prière

publié le 15 November 2017 à 00h01 par José LONCKE

le 15 novembre 1630, mourait un petit homme chétif et malingre, dans une humble chambre de Ratisbonne. Personne, le lendemain, ne prêta attention à l’annonce de cette mort. Et pourtant disparaissait un des plus grands astronomes de l’histoire : celui qui découvrit les lois fondamentales régissant le mouvement de la terre et des planètes, Johannes Kepler (1571-1630). Protestant fidèle fermement attaché à la Confession d’Augsbourg.

Kepler, venu seconder en 1596 l'astronome danois Tycho Brahé (1546-1601), héritera à la mort de celui-ci de son poste de Mathématicien Impérial auprès de l’Empereur Germanique, Rodolphe II (1552-1613).  Ayant hérité des observations précises de Tycho Brahé sur le mouvement de la planète Mars, Kepler découvrit que l’orbite de la planète Mars était une ellipse. Cela lui permit de réformer l’astronomie en établissant sa première théorie sur le mouvement planétaire qui affirme que les orbites des planètes sont des ellipses dont le Soleil est un foyer.
Kepler compléta les « Tables Rodolphines » commencées par Tycho Brahé. Utilisant les logarithmes, elles permettent de calculer les positions passées et futures des planètes à une date quelconque.

15 novembre 1630. Johannes Kepler et la prière

Il avait une foi vivante, preuve en est cette magnifique prière :

Grand est notre Dieu, grande est sa puissance,
Et sa sagesse est infinie.
Louez-le, cieux !
Louez-le, soleil, lune et planètes,
Dans la langue qui vous est donnée
Pour louer votre Créateur.

Et toi aussi, mon âme, chante,
Chante tant que tu peux l’honneur du Seigneur.
De lui, par lui et pour lui sont toutes choses,
Celles qui sont encore inconnues
Et celles que nous connaissons.
A lui louange, honneur et gloire
D’éternité en éternité.

Je te rends grâces, Créateur et Seigneur,
De m’avoir donné cette joie à la vue de ta création,
Ce plaisir à contempler les œuvres de tes mains.
J’ai essayé d’énoncer aux hommes
La splendeur de tes œuvres,
Dans la mesure où mon esprit limité pouvait saisir ton infini.

Source : "Des mots pour prier", traduction André Birmelé, Le Cerf, 1988, p 159.

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