1er août 1834. Robert Morisson, premier missionnaire protestant en Chine

publié le 1 August 2021 à 00h01 par José LONCKE

1 er août 1834. Robert Morrison (1782-1er août 1834), le premier missionnaire protestant en Chine.

1er août 1834. Robert Morisson, premier missionnaire protestant en Chine
Robert Morrison fut le premier missionnaire protestant à pénétrer en Chine, en 1807. Son premier souci est d’apprendre le chinois, mais il n’existe ni dictionnaire ni grammaires, et les Chinois qui acceptent de l’aider encourent la peine de mort, car il leur est interdit d’enseigner la langue aux étrangers. L’un d’eux portait toujours du poison sur lui pour mettre fin à ses jours s’il venait à être découvert. Dès 1810, Morrison se risque à publier une traduction des Actes des apôtres, mais il doit la camoufler sous une fausse couverture. Il lui faut encore 9 ans pour achever, en 1819, sa traduction de toute la Bible, qui ne sera publiée qu’en 1823 à Malacca. Cette version pionnière, fut la première diffusée ne chine, irremplaçable instrument de l’œuvre missionnaire et point de repère pour toutes les traductions ultérieures.

C'était dans une école du dimanche de Dublin dans les premières années du dix-neuvième siècle. Une monitrice amenait un jour trois nouveaux élèves, garçons ignorants et grossiers, du plus misérable quartier de la ville. L'un d'eux, nomme Robert, devint bientôt le tourment de sa classe, désobéissant, inattentif, cruel même ; il se munissait d'aiguilles et piquait sans pitié ses camarades.
Après quelques dimanches, il disparut, et il fallut user de tous les moyens de persuasion et de douceur pour le ramener. Un jour qu'il jouait aux billes avec ses camarades dans une rue peu fréquentée, sa monitrice s'approcha :
- Robert, j'ai besoin de toi. J'ai de la peine à faire tenir tranquilles mes garçons, tout en leur donnant l'enseignement. Peut-être pourras-tu les tenir en respect ?
Entendant ces paroles, notre garçon demeura stupéfait. Il considérait sans mot dire sa monitrice :
- Oui, j'accepte, je retournerai.
Et il tint parole. Non seulement il écouta lui-même, mais il fit si bien la police qu'il inspira bientôt une crainte salutaire aux camarades de son groupe. Toute la vivacité et l'intelligence qu'il mettait au mal, le jeune garçon les mit au service du bien. Il avait ainsi appris l'obéissance. Plus tard il devint l'illustre docteur et le grand missionnaire de la Chine, Robert Morrison.
Source  :
David Lortsch : "L'histoire de la Bible en France", édition de 1910, pp. 368-376.

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail nous permet :

  • de vous reconnaitre et ainsi valider automatiquement vos commentaires après 3 validations manuelles consécutives par nos modérateurs,
  • d'utiliser le service gratuit gravatar qui associe une image de profil de votre choix à votre adresse e-mail sur de nombreux sites Internet.

Créez un compte gratuitement et trouvez plus d'information sur fr.gravatar.com

Chargement en cours ...