21 avril 1532. Le magnifique cantique de Martin Shalling

publié le 21 April 2021 à 00h01 par José LONCKE

Martin Schalling (1532-1608) était un homme d’une grande piété. Il a laissé un magnifique cantique qui commence par les mots, « Herzlich lieb hab’ich dich, o Herr ».

On raconte au sujet de ce cantique l’anecdote suivante :

21 avril 1532. Le magnifique cantique de Martin Shalling

«  Un honorable et pieux bourgeois de Lubeck avait demandé, sur son lit de mort, que les musiciens de sa paroisse viennent chanter ce cantique. Lorsqu’ils furent arrivés à la troisième strophe, et à ces paroles : « Ordonne, Seigneur à ton ange de porter, mon âme dans sa céleste patrie », il se retourna du côté du mur et expira dans un soupir ».


Voici une traduction de ce cantique qui nous donne l’image fidèle de ces dispositions :

Je t’aime, ô Dieu, de tout mon cœur!
Je t’en prie, ne te tiens pas loin de moi
Et ne me prive pas des dons de ta grâce.
Le monde entier ne saurait me rendre heureux.
Que je te possède seulement,
Alors je ne désire ni le ciel ni la terre.
Lorsque je sens mon cœur défaillir,
C’est toi qui es mon assurance,
Mon Sauveur qui as versé ton sang pour moi
Et qui ne veux pas me repousser.
Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu et mon Seigneur ;
Mon Dieu et mon Seigneur 
Oh ! ne m’abandonne pas.

Mon corps, mon âme,
Tout ce que je possède
Dans cette triste vie est un don de toi.
Accorde-moi ta grâce,
Afin que je puisse célébrer
Ta louange et servir mes frères.
Garde-moi, Seigneur,
Des fausses doctrines et des embûches du diable.
Assiste-moi dans l’épreuve,
Afin que je porte ma croix avec patience.
Seigneur Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu,
Mon Seigneur et mon Dieu,
Console mon âme dans l’angoisse de la mort.

Lorsque ta bouche me commandera
De quitter cette vie,
Ordonne, Seigneur à ton ange de porter
Mon âme dans sa céleste patrie,
Pendant que mon corps attendra en paix,
L’heure du jugement suprême.
Recueille-le alors
Et le place glorifié
Devant ton trône, ô Fils de Dieu,
Auteur de mon salut !
Seigneur Jésus-Christ, exauce-moi,
Oui, exauce-moi ; 
Je te louerai éternellement !

Source : J. Schneider, Essai sur la poésie religieuse en Allemagne, Société des Livres Religieux, Toulouse, 1862, p 38.
 

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