26 mai 1847. Edmond de Pressensé.

publié le 26 May 2021 à 00h01 par José LONCKE

26 mai 1847. Edmond de Pressensé.


Edmond de Pressensé, sera une des principales figures du protestantisme français de la seconde moitié du XIXème siècle. Pasteur, député, sénateur, écrivain journaliste… Champion de la pensée évangélique et de la cause de la liberté de conscience. Il a écrit : „quand l‘erreur n‘est pas libre, la vérité ne l‘est plus“.
Son épouse Élise jouera un rôle important auprès de lui. Elle publiera de nombreux romans éducatifs très prisés dans le protestantisme. Elle milita pour la justice sociale. Leur fils, Francis sera président de la Ligue des droits de l‘homme, et s‘engagera résolument pour la cause du capitaine Dreyfus.

PRESSENSÉ (EDMOND DEHAULT DE), est né à Paris le 21 juin 1823, étudia la théologie à Lausanne, sous la direction du professeur Vinet, et suivit aussi les cours des Universités de Halle et de Berlin (1846 et 1847). Reçu pasteur en 1847, il fut appelé à desservir à Paris la chapelle de la rue Taitbout, la principale des églises protestantes séparées de l'Etat, connues sous le nom général d Union des Eglises évangéliques de France. Rédacteur en chef de la Revue chrétienne, fondée en 1854, pour servir d'organe à un parti intermédiaire qui réclamait un développement nouveau de la théologie dite évangélique, sans toutefois renoncer au surnaturel. Il y défendit avec talent le principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Harriet Beecher-Stowe se rendit à une réception organisée en son honneur  par les Grandpierre, au 47 rue de Clichy, demeure des Pressensé. Grandpierre pasteur de Paris, était également directeur de la maison des Missions.

« Une foule occupait les trois pièces de l’appartement. Tous ces gens  étaient ardents et aimants comme jamais nous n’en avions rencontrés en Angleterre ou en Écosse. Ah,  si les chrétiens de Boston pouvaient seulement voir la véhémence des sentiments des chrétiens d’ici concernant l’esclavage, et leur surprise et étonnement à propos de la tiédeur de  notre église américaine… »


Membre de la Ligue de la paix en 1869, il fit, au mois de juin de l'année suivante, auprès de l'empereur Alexandre, une démarche pour demander que les populations protestantes des provinces baltiques ne fussent point troublées dans le libre exercice de leur religion.

Pendant la Commune, le pasteur Edmond de Pressensé et son épouse se firent un devoir avec les Bersier réfugiés chez eux) de se déplacer dans une grande partie des quartiers insurgés là où leur présence s’avérait utile. Mme de Pressensé (son mari n’eût pas ses sympathies politiques !) alla visiter les familles des insurgés portant secours et consolations. Ce fut avec l’aide même de son mari et de Bersier qu’elle cacha le chef communard Benoît Melon et le fit fuir à l’étranger, le sauvant de la mort.  Le 11 avril 1871, il protesta, dans une lettre publiée  dans les journaux, contre l'incarcération de l'archevêque de Paris.

Il est député de Paris de 1871 de 1876. Il est nommé sénateur inamovible  en 1883. Il est élu membre de l’Académie des sciences morales et politiques  en 1891.

47 rue de Clichy. Siège depuis 1919 de la Fédération Protestante de France (mais acheté en 1923). La FPF est officiellement née le 25 octobre 1905 Dans ses statuts adoptés le 2 mars1904, il est précisé que cette Fédération laissera subsister dans son intégrité les principes, la discipline, la liturgie, l‘organisation propre à chaque église. Il est affirmé également qu‘elle contribuera à un rapprochement plus „intime“ des églises et œuvres protestantes.

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