4 octobre 1669. Rembrandt dans deux tableaux

4 octobre 1669. Mort de Rembrandt

Au jour de la mort de Rembrandt (4 octobre 1669) il paraît que  : « Le seul livre qu’on ait trouvé dans sa maison est une Bible ».

Très jeune, Rembrandt illustra de nombreuses scènes bibliques dans lesquelles il s’est représenté souvent lui-même au milieu des personnages. 

En voici deux exemples, dans deux tableau peints la même année, en 1633 :

1. Dans son tableau « L’Erection de la Croix » (1633, Munich, Alte Pinakothek), on voit des hommes affairés à dresser la croix sur laquelle Jésus est cloué; Rembrandt s’est peint lui-même sous les traits du personnage qui aide à mettre la croix debout. 

Celui-ci a l’intuition profonde que, si Jésus est mort sur la croix, ce ne sont pas ceux qui jadis l’ont cloué sur le bois qui en sont les seuls responsables, mais lui-même, Rembrandt : il est coupable. Il a contribué à la mort de Jésus, puisque Jésus est mort pour les péchés de tous les hommes.

Rembrandt a été touché par l’Évangile des Réformateurs. L'homme est un pécheur misérable et impuissant, qui trouve le pardon, la grâce, la miséricorde et la justice du Christ à la croix.

 Rembrandt Christ in the Storm on the Lake of Galilee.jpg

  1. Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée est une huile sur toile de 160 sur 128 centimètres peinte par en 1633. 

Unique œuvre de Rembrandt dont la scène se situe en mer, cette toile représente un épisode biblique de l’Évangile selon Saint Marc (4 : 35-41) : le miracle de la tempête apaisée sur le lac de Tibériade. Dans une embarcation de fortune, quatorze personnages bravent les éléments déchaînés au péril de leur vie. On reconnaît aisément le Christ, drapé dans son vêtement bleu nuit, le visage entouré d’un halo lumineux, et ses douze apôtres, mais qui est donc le quatorzième ? À la fois dans l’ombre et dans la lumière, celui qui regarde le spectateur avec une insistance mêlée d’inquiétude ne serait autre que Rembrandt lui-même. Il nous invite ainsi à entrer au cœur de la scène et en ressentir l’intensité.

L'oeuvre a été conservée au musée Isabella Stewart Gardner de Boston avant d’être volée en 1990 avec douze autres tableaux. Il s’agit du plus grand vol jamais perpétré dans un musée américain. Le 18 mars 1990, au petit matin, deux hommes entrent sans effraction en simulant une intervention de la police, dans le Gardner Museum, de Boston. Ils prennent le temps de décrocher des toiles, d’enlever quelques objets, avant de repartir comme ils étaient venus, par la porte. Depuis plus rien.





Chargement en cours ...