5 février 1631. Arrivée de Roger Williams en Amérique...

publié le 5 February 2022 à 00h01 par José LONCKE

5 février 1631. Arrivée de Roger Williams en Amérique...

Né en Angleterre, Roger Williams (1603-vers1683) devint pasteur dans l'église anglicane. La persécution à l'encontre des puritains provoqua son indignation . Il fut très tôt convaincu que le pouvoir politique n'a pas à interférer dans les affaires de l'Église, qui devient persécutrice dès que les hommes d'Église sont épaulés par ce pouvoir. C'est ainsi que dans l'Angleterre du XVIIème siècle, les évêques avaient le pouvoir de faire arrêter par le pouvoir séculier les pasteurs peu dociles. Il faut que gouvernement et religion se séparent : Église et État ne doivent rien avoir en commun.


Menacé d'arrestation à cause de ses idées, il émigra en Amérique en 1630, où il arriva le 5 février 1631. Il s'établit en Nouvelle-Angleterre, dans le Massachusetts, dans les colonies anglaises fondées par les puritains et les séparatistes qui avaient émigré afin de fuir aussi les persécutions dont ils étaient l'objet en Grande-Bretagne. Mais il découvrit là-bas que ces colonies étaient gouvernées de manière théocratique, l'Église étant alliée au pouvoir civil, chargé de réprimer les hérésies et les manquements à la loi divine. Il fallait même être membre d'église pour avoir le droit de voter .


Venu dans le Nouveau Monde dans l'espoir d'y trouver la liberté, il y découvrit que là aussi la liberté de conscience était bafouée ! Ses idées lui vaudront de devoir à nouveau fuir pour échapper aux poursuites entreprises contre lui, à savoir le bannissement et le retour de force en Angleterre. Il se réfugia auprès des tribus indiennes dont il était devenu le missionnaire, le protecteur et l'ami. Il avait en effet défendu le droit des Indiens face aux spoliations de leurs terres par les colons anglais.

Il leur acheta donc une terre sur laquelle il fonda en 1636 la ville de Providence. Ce fut le premier endroit au monde où la liberté de conscience soit accordée à tous, quelles que soient ses convictions. Plus tard, la colonie grandit et devint l'État du Rhode Island. En 1636, Williams et ses 12 compagnons adoptèrent une charte qui stipulait que les lois s'appliqueraient "uniquement dans le domaine civil". L'hostilité et les menaces de représailles de la Confédération de la Nouvelle-Angleterre conduisirent Williams à aller chercher en Grande-Bretagne une charte, qu'il obtient en mars 1644, pour protéger les colonies et plantations de Providence contre les puritains de Massachusetts Colony ; charte qu'il fit confirmer et aménager en 1655 au cours d'un second voyage londonien.


Parmi tous ceux qui vinrent trouver refuge à Providence pour fuir la persécution religieuse, il y eut des baptistes. A leur contact, Roger Williams acquit la conviction de la véracité du baptême des croyants. Il se fit baptiser par immersion et fonda en 1638 avec dix autres chrétiens la première Église baptiste d'Amérique.
À la fin de sa vie, il fut douloureusement impliqué, en tant que médiateur et pacificateur, dans les «guerres indiennes» et dut intervenir dans de nombreux conflits.

Citation : "Dieu ne demande pas qu’un État séculier réalise ou impose l’uniformité de religion : car cette uniformité imposée produira, tôt ou tard, La plus formidable occasion de guerre civile, le viol de la conscience, la persécution du Christ Jésus au travers de ses serviteurs, et l’hypocrisie et la destruction de millions d’âmes. " Roger Williams

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