9 janvier 1431. Procès de Jeanne d‘Arc

Image (9  janvier 1431. Procès de Jeanne d‘Arc)

9  janvier 1431, à Rouen s‘ouvre le procès de Jeanne d‘Arc.
Le Procès, ouvert le 9 janvier 1431, se termine le 30 mai par la mort de Jeanne sur le bûcher, place du Vieux- Marché à Rouen. Au cours de ces cinq mois, Jeanne est, selon la règle ordinaire, seule face à ses deux juges l’évêque de Beauvais et l’Inquisiteur, et des assesseurs en nombre variable (de 30 à 60).


Voici quelques citations qui permettront de se rendre compte du genre de dialogue établi entre Jeanne et ses juges.


Lorsque ses juges l’interrogent sur ses motivations :

« Messire Dieu, premier servi »

est la réponse que Jeanne d’Arc.


Quand plusieurs l’interrogent à la fois :

« Beaux seigneurs, faites l’un après l’autre... »


Q - Dieu hait-il les Anglais ?
R - De l’amour ou de la haine que Dieu a pour les Anglais et de ce qu’Il fait de leurs âmes, je n’en sais rien, mais je sais bien qu’ils seront chassés de France, excepté ceux qui y mourront, et que Dieu enverra victoire aux Français contre les Anglais.
Q - Pourquoi votre étendard fut-il plus porté à l’Eglise de Reims à la consécration du Roi que l’étendard des autres capitaines ?
R - Cet étendard avait été à la peine, c’était bien raison qu’il fut à l’honneur.

Q – Savez-vous si vous êtes en la grâce de Dieu ?
R - Si je n’y suis, Dieu m’y mette, et si j’y suis Dieu m’y garde. Je serais la plus dolente de tout le monde si je savais n’être pas en la grâce de Dieu ; et si j’étais en péché, je crois que la voix ne viendrait pas à moi, et je voudrais que chacun l’entende aussi bien que moi.

Q - Qu’aimez-vous mieux votre étendard ou votre épée ?
R - J’aimais beaucoup mieux, voire quarante fois, mon étendard que mon épée. Je prenais l’étendard quand j’attaquais les adversaires pour éviter de tuer quelqu’un et je n’ai jamais tué personne.

Lors de son jugement, une parole va la soutenir :

« Ne te chaille pas de ton martyre. Prends tout en gré, Dieu t'aidera; tu t'en iras par grande victoire au Paradis »

Le 30 mai 1431, Jeanne est brûlée vive à Rouen, sur la place du Vieux-Marché. Son dernier mot sur le bûcher est :

« Jésus ».


Elle n’avait passé ses dix-neuf ans que de quatre ou cinq mois.

« Dieu fait ma route ».


 

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