Yanic a vécu sept cancers entre 1991 et 2021. Mais plus que la maladie, c’est la fidélité de Dieu qui a marqué sa vie.

Tout a commencé en 1991. J’avais 28 ans. Trois mois auparavant, j’avais perdu ma mère. Mon bébé n’avait que deux mois, je venais de me marier. Puis j’ai senti une boule dans mon sein droit. Le diagnostic est tombé. Je suis sortie de la clinique en pleurant. Dans le train, j’ai ouvert ma Bible et mes yeux sont tombés sur ce texte : «
L’argile dit-elle à celui qui la façonne : Que fais-tu ? » Ce verset a changé ma perspective. J’étais l’argile, Dieu était le potier. Même si je ne comprenais pas tout, j’ai décidé de lui faire confiance.
Dès ma quatrième séance de chimiothérapie, je ne tenais plus debout. Je ne pesais plus que quarante-cinq kilos. Dans ma faiblesse, j’ai adressé à Dieu une prière simple : ne pas perdre mes cheveux. Pour moi, jeune maman, c’était important. J’ai porté un casque de glace à chaque séance, et j’ai gardé mes cheveux. Dieu m’a montré qu’il entend même les détails de nos cœurs.
Au fil des années, d’autres cancers sont apparus : ovaire, poumon, sein gauche, clavicule… À chaque fois, ce passage de la Bible me soutenait : « Si tu traverses les eaux, je serai avec toi… si tu marches dans le feu, tu ne seras pas brûlée. » Les radiothérapies auraient dû brûler ma peau, mais elle est restée intacte. J’ai vu des patients partir autour de moi. J’ai dû lutter contre la peur, contre les pensées de mort.
Je proclamais : « Je ne mourrai pas, je vivrai, et je raconterai les œuvres du Seigneur. » J’ai appris que la bataille est double : physique et spirituelle.
Ma foi ne m’a pas éloignée de la médecine. J’ai continué les traitements tout en m’attachant aux promesses divines. Tôt le matin, je priais. Cette intimité quotidienne avec Dieu a été ma force.
Malgré les avertissements médicaux, j’ai eu deux autres enfants. Dieu a restauré ma maternité. Il m’a aussi appris à le servir, même faible en santé, dans le groupe de femmes de mon Église.
« Je suis l’Éternel, qui te guérit. »
Aujourd’hui, à 63 ans, je peux dire que Dieu est fidèle. Il est le Berger qui protège, le Père qui veille. La maladie ne définit pas ma vie ; la fidélité de Dieu, oui !
À toi qui souffres ou qui doutes, je veux dire : crie à Dieu. Mets-le au défi de se révéler. « Quand le malheureux crie, le Seigneur entend. » Dieu ne m’a pas abandonnée. Il ne t’abandonnera pas.