17 septembre 2021. Statue à la mémoire d’Albert Schweitzer.

publié le 17 September 2022 à 00h01 par José LONCKE

17 septembre 2021. Statue à la mémoire d’Albert Schweitzer.

Strasbourg n’avait aucun monument célébrant sa mémoire. Installé le 17 septembre 2021 en bordure de la place Saint-Thomas, au centre-ville de Strasbourg, Albert Schweitzer semble désormais attendre patiemment, assis sur un muret. Cette représentation en bronze du célèbre médecin alsacien (1875-1965) prend une coloration plus que jamais actuelle. Le prix Nobel de la paix 1952 n’est-il pas considéré comme un précurseur de l’action humanitaire, de l’écologie et du désarmement nucléaire?

La sculptrice, qui vit dans la région de Lausanne, confie s’être attachée à traduire l’humanité et l’humilité de cette personnalité protestante. Formée notamment à l’Académie des arts de Berlin, elle a imaginé le théologien et musicien passionné de Bach, comme un vivant au milieu des vivants : « Je ne le voyais pas en gloire, sur un piédestal, et pas davantage trônant au milieu de la place Saint-Thomas. Très vite, j’ai eu l’idée d’asseoir sa statue sur un muret au même niveau que les passants. » Transcrire l’âme Sa sensibilité expressionniste a conduit l’artiste à mettre l’accent sur les mains et le visage, afin de transcrire l’esprit et l’âme d’Albert Schweitzer. Elle a choisi de le représenter un peu plus grand que nature, entre deux âges, bien qu’il ait passé ses années de jeunesse à Strasbourg, entre 1893 et 1913. L’œuvre ne reproduit pas un portrait en particulier, mais constitue une synthèse de nombreux portraits, indique la sculptrice. Le regard tourné vers l’église Saint-Thomas, surnommée « la cathédrale des protestants », le personnage semble un phare tranquille au milieu des soubresauts du monde.

Albert Schweitzer a été critiqué pour le regard condescendant qu’il aurait porté sur les populations africaines. « C’est un être humain qu’il faut davantage vénérer que déboulonner » , juge la sculptrice. Une maxime en treize langues Le règlement du concours imposait d’associer une citation à la statue. Pour l’artiste, « Respect de la vie » s’est rapidement imposée. La célèbre maxime a été traduite en treize langues, dont deux langues du Gabon, pays où le médecin a construit son hôpital de Lambaréné.

Les phrases ont été gravées sur le muret en grès rose des Vosges. Une fontaine coule dans l’espace ménagé à l’intérieur du muret, comme un écho au fleuve Ogooué qui glissait au bord de la station missionnaire de Lambaréné.

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