2 février 1745. Hannah More : poétesse et écrivaine

publié le 2 February 2019 à 00h01 par José LONCKE

2 février 1745. Hannah More (2 février 1745- 7 septembre 1833) : poétesse et écrivaine

 

Hannah More est une éducatrice, une écrivaine et une réformatrice sociale qui a contribué à mettre fin à la traite négrière, à changer la manière de penser des classes supérieures de Grande-Bretagne, et qui a enseigné à une nation comment lire.

Elle a influencé son époque par son intelligence vive, ses réalisations littéraires, son esprit collaboratif, ses principes chrétiens et sa personnalité colorée, tout en étant une femme sans relations ni statut.

 Elle a d’abord été un auteur de best-seller et une dramaturge acclamée et rapidement et se liant d’amitié  avec l'auteur Samuel Johnson, le politicien Horace Walpole et l'acteur David Garrick.

 

Pourtant, elle a été aussi  un chef de file du mouvement évangélique, utilisant sa position culturelle et sa plume pour promouvoir l'éducation des pauvres, la réforme des mœurs et l'abolition de la traite des esclaves en Grande-Bretagne.

 

Quelques citations :

"Il n'est pas tant important de tout savoir, que de connaitre la valeur exacte de chaque chose, d'apprécier ce que nous apprenons, et de faire avec ce que nous avons".

 

"Les objectifs que tu te fixes t'aident à surmonter des problèmes provisoires".

 

"Les obstacles sont ces choses effrayantes que vous apercevez quand vous quittez votre but des yeux. "

 

 

Elle est ainsi connue pour ses écrits sur l’abolition de l’esclavage encourageants les femmes à se joindre au mouvement anti-esclavagiste.

 

En 1787, elle rencontre John Newton et le « Clapham Sect »  (un groupe de chrétiens évangéliques très entreprenants dans le domaine social, qui vivaient près de Clapham).  Le groupe était fortement opposé au commerce des esclaves. William Wilberforce était membre du groupe et ils devinrent amis.

En 1788, Hannah écrit un poème intitulé “Salvery”, alors que Wilberforce entame sa campagne parlementaire pour l’abolition.

Le poème décrit  la tragédie vécue par une esclave séparée de ses enfants et remet en question la responsabilité  de la Grande Bretagne dans le maintien de l’esclavage.

 

Voici un extrait du poème

 

Premier EXTRAIT

I see, by more than Fancy's mirrow shewn, The burning village, and the blazing town: See the dire victim torn from social life, The shrieking babe, the agonizing wife!                 She, wretch forlorn! is dragg'd by hostile hands, To distant tyrants sold, in distant lands! Transmitted miseries, and successive chains, The sole sad heritage her child obtains! Ev'n this last wretched boon their foes deny,  To weep together, or together die. By felon hands, by one relentless stroke, See the fond links of feeling nature broke! The fibres twisting round a parent's heart, Torn from their grasp, and bleeding as they part. Hold, murderers, hold! not aggravate distress; Respect the passions you yourselves possess;

 

Deuxième EXTRAIT 

Thy followers only have effac'd the shame Inscrib'd by SLAVERY on the Christian name.                 Shall Britain, where the soul of freedom reigns, Forge chains for others she herself disdains? Forbid it, Heaven! O let the nations know The liberty she loves she will bestow; Not to herself the glorious gift confin'd,                 She spreads the blessing wide as humankind; And, scorning narrow views of time and place, Bids all be free in earth's extended space. What page of human annals can record A deed so bright as human rights restor'd?                 O may that god-like deed, that shining page, Redeem OUR fame, and consecrate OUR age! And see, the cherub Mercy from above, Descending softly, quits the sphere of love!

 

Wilberforce l’encourage à établir une Ecole du dimanche à Cheddar. Elle y apprend à lire aux pauvres enfants de la région malgré l’opposition des priopriètaires terriens.

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