26 décembre. Fête d’Etienne et les douze jours de Noël

publié le 26 December 2017 à 00h01 par José LONCKE

 26 décembre. Fête d’Etienne et les douze jours de Noël

On appelle «douze jours de Noël », les jours séparant le 25 décembre du 6 janvier. Ces jours  sont importants parce qu’ils nous donnent à réfléchir sur ce que l’Incarnation signifie…
 
Pour le Christ, le fait de se dépouiller lui-même et de se faire pauvre a signifié abandonner sa gloire, restreindre volontairement sa puissance, accepter l’épreuve, l’isolement, les mauvais traitements, la méchanceté, l’incompréhension et finalement la mort. Mais cela a signifié aussi aimer jusqu’à l’extrême des hommes qui ne méritaient aucun amour « afin que par sa pauvreté ils fussent enrichis ».
Cela devrait faire renaître dans le cœur des croyants le désir d’imiter leur maître. En passant leur vie à se dépouiller et à s’appauvrir, dépensant et se dépensant, pour enrichir leur prochain, offrant leur temps et ne ménageant pas leur peine, ni leurs soins pour faire du bien aux autres et pas seulement à leurs amis.

Mais surtout les trois premières fêtes traditionnelles qui suivent Noël (et qui datent de la fin du 5ème siècle) font réfléchir sur le sens de l’incarnation dans notre vie.

Ainsi, la Saint-Étienne (26 décembre) nous rappelle l’importance de la compassion et de l’entraide (Etienne est historiquement un des premiers « diacres » chargés d’un travail social dans l’église). Etienne fut également le premier martyr chrétien à rendre témoignage au Christ en donnant sa vie volontairement.

Le jour de la Saint Jean (27 décembre)  nous rappelle qu’on peut être fidèle à Dieu en remplissant jusqu’à un âge avancé sa tâche (l’évangéliste Jean n’est peut-être pas mort en martyr). Il a rendu témoignage par la prédication et l’écriture (un évangile, trois épîtres, et l’Apocalypse). Dans son évangile, il rend témoignage à l’incarnation (Jean 1 : 14)

Le jour des Saint-innocents (28 décembre) rappelle le massacre des Innocents, c’est-à-dire le meurtre ordonné par Hérode, peu après la naissance de Jésus, de tous les enfants de moins de deux ans, nés dans la région de Bethléem. Ils représentent tous ceux qui ont été tués à cause du Christ sans l’avoir choisi. Et également tous ceux qui vivent simplement l’évangile dans le quotidien de la vie. En tout cas ce meurtre horrible, n’empêcha pas Dieu d’accomplir son œuvre. Dieu n’a rien résolu d’un coup de baguette magique pour sauver le monde, mais il fait surgir son salut dans les réalités qui sont les nôtres au quotidien: la violence et la souffrance. Dès la naissance du Christ et jusqu’à la résurrection y comprise, l’humanité va se scinder en deux. Il y aura les pour, les « Joseph », et il y aura les contre, les « Hérode » qui auront  trop peur de laisser venir quelque chose qui puisse mettre en péril leur pouvoir, qui puisse leur coûter la première place.

Ces trois jours et les suivants, avaient peu à peu été transformés, sans doute sous l'influence des anciennes réjouissances païennes, en fêtes légères et même bouffonnes. La fête des fous était l'occasion de bouleverser les préséances, de donner raison au fou, d'introniser l'enfant, d'élire le roi d'un jour, rappelant aux puissants de la terre que leur supériorité ne serait pas éternelle. On peut voir également dans ce renversement hiérarchique l’exaltation des pauvres, des humbles, des faibles, et un rappel de l’égalité de tous devant Dieu. Mais il y a peut-être un autre message encore. Avec la venue du Christ, rien ne pourra plus désormais être comme avant. Les chrétiens seront invités à vivre la folie de Dieu. Ceux qui se sont engagés sans retour envers le Christ ont  compris ce vrai sens de l’évangile bien mieux que ceux qui, prétendument « sains d’esprit » ont regardé tout cela de façon distanciée.

Finalement, le jour de l’Épiphanie rappelle que chaque chrétien est renvoyé dans le monde ,
-pour manifester l’incarnation en étant lumière du monde et sel de la terre.
-pour rendre témoignage au Christ.
-pour vivre la fraternité chrétienne  avec des gens d’origines culturelle et raciale différentes.


C’est à cela que tous les chrétiens sont appelés, qu’ils doivent mourir martyr, enseigner la vérité, ou vivre simplement l’évangile dans le quotidien.

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