Je ne l’ai jamais vu. Je l’ai pourtant rencontré

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Je ne l’ai jamais vu. Je l’ai pourtant rencontré
Tout à l’heure, sur la route revenant de Jérusalem, j’étais assis sur mon char à relire les prophètes juifs. Un jour, des Juifs de la diaspora, installés dans mon pays, m’ont parlé de leur Dieu, et j’ai cru. Comme je suis administrateur des biens de la reine d’Éthiopie, je fais souvent des déplacements pour certifier la valeur des dons qu’elle reçoit. Dès que je peux, je vais à Jérusalem, au Temple, pour porter à Dieu mes prières et mes sacrifices, en reconnaissance pour sa présence dans ma vie.
Donc, je lis sur mon char, mais je bute sur ce texte : « On l'a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu'on mène à l'abattoir, il a gardé le silence. On l'a arrêté, jugé, puis supprimé. Oui, on l'a enlevé du monde des vivants. » Soudain, alors que je relis une énième fois ces mots, un homme, sorti de nulle part, me salue depuis le bord de la route. Il s’appelle Philippe et me demande si je comprends ce que je lis – c’est incroyable ! Comment a-t-il deviné ? Je l’invite alors à me rejoindre sur mon char.
Commence alors la plus extraordinaire des discussions : il me dit que cet homme, cet « agneau », est un Juif du nom de Jésus, condamné à mort quelques mois plus tôt alors qu’il était innocent et réputé pour sa bonté, ses miracles et ses enseignements. Philippe m’apprend qu’il est sorti vivant de la tombe trois jours plus tard. Il m’explique aussi que ce Jésus a en réalité porté dans sa mort ce qu’aucun animal sacrifié ne peut porter : mes fautes, mes blessures, tout ce qui me sépare de Dieu. Grâce à lui, simplement en croyant, je peux m’approcher librement de Dieu.
En passant près d’un cours d’eau, j’ai d’un coup la conviction que je dois faire le geste distinctif de ceux qui croient en Jésus. Philippe et moi descendons à terre, il me regarde droit dans les yeux : « Crois-tu que Jésus est le Fils de Dieu ? » Je réponds dans un souffle : « Oui ! » « Crois-tu qu’il t’a sauvé ? – Oui ! » Il me plonge alors dans l’eau et… le voilà disparu comme il était venu.
Philippe n’est plus là ! Mais l’essentiel, c’est Jésus, promesse d’une vie libre et joyeuse dans la présence de Dieu, sans honte ni culpabilité. Même si je ne l’ai pas vu de mes yeux, j’ai reçu le trésor de son salut. Je n’ai qu’une hâte : le partager à mon tour.
D’après Actes 8.26-40
Voir aussi Ésaïe 53.7-8



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