Paul Claudel (1868-1955)

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« En un instant mon cœur fut touché et je crus ! »
L’année 2025 marque le 70e anniversaire de la mort du diplomate, poète et académicien Paul Claudel.

La Bible au cœur de tout

Paul Claudel revendique un amour de la Bible dès l'enfance : « La Bible est associée chez moi au premier éveil du cœur et de l’imagination. Dès ma plus petite enfance, quand j’apprenais à lire... avec quel intérêt je regardais ces grands cartons qu’on nous mettait entre les mains et où était représentée la vie du Seigneur... Le sacrifice d’Abraham, le déluge, les fiançailles de Rebecca, Jacob, Moïse... la Samaritaine, autant d’images magnifiques, dont je ne puis dire qu’une chose, c’est qu’elles comblaient ma sensibilité… » (1)

Touché le soir de Noël

À Notre-Dame de Paris, « près du second pilier à l’entrée du chœur à droite » ; « c’est un véritable guet-apens de la grâce », qui saisit ce « jeune Rastignac bougon » le soir de Noël 1886.
Les voix d’enfants chantant le Magnificat, le cantique de Marie au début de l’Évangile de Luc, touchent son cœur. Dieu se révèle doucement, comme il a fait pour le prophète Élie : sa voix n’était ni dans le tonnerre ni dans le feu, mais dans la brise légère. De même, Dieu se révèle à nous tantôt d’une façon tantôt d’une autre.

Une foi approfondie par l’étude

Claudel « Et plus tard, au soir de cette inoubliable journée de Noël 1886, comment ne pas voir une intervention de la Providence dans cette Bible, don d’une amie protestante à ma sœur Camille, qui se trouvait là sur ma table ? Je l’ouvris, ce que je n’avais jamais fait auparavant, et ce fut à deux endroits. Le premier était ce récit d’Emmaüs dans saint Luc, quand le Seigneur, au rebours de la nuit qui monte, ouvre à ses deux compagnons palpitants les secrets de l’Ancien Testament. Et le second, ce fut ce sublime chapitre 8 du livre des Proverbes... » (1)
Claudel se jette éperdument dans la Bible. Il fait d’elle son lieu de vie, sa nourriture et son horizon définitif. Il passe le restant de ses jours à s’efforcer d’en approfondir le sens : « Tout le monde connaît l’excellente traduction protestante de la Bible par Louis Segond. Je dis excellente en me plaçant au point de vue du texte hébreu (massorétique)... » Il s’accompagne de colonnes de références « choisies avec... un goût et un sentiment religieux admirables [fournissant] à l’étudiant du Livre Saint des lumières inestimables. » (1)

La reconnaissance de Claudel pour ce cadeau peut inspirer chacun à s’y pencher de même.

(1) Paul Claudel, J’aime la Bible, Fayard, 1955, p.5-15.

Auteurs
José LONCKE

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