Quelqu’un a changé ma vie

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Sagine Mésidor, une ambassadrice de choc et de charme pour le parrainage d’enfants.
Quelqu’un a changé ma vie

Parlez-moi de votre enfance

Je suis la troisième d’une famille de cinq enfants. Nous vivions dans le sud d’Haïti, une province agricole et verdoyante. Nous appartenions à une communauté pauvre où tous n’avaient pas accès aux soins de base. Il n’y avait pas de bonnes écoles de niveau universitaire. Soucieux de nous procurer une bonne éducation, nos parents ont envoyé les quatre enfants d’alors chez la grand-mère maternelle, plus proche des écoles.

Vous avez bénéficié d’un parrainage. Comment cela s’est-il passé ?

Vers mes cinq ans, j’arrive donc dans une communauté qui regroupait l’école, l’église et un centre d’accueil d’enfants parrainés. Un voisin a parlé d’une possibilité de parrainage pour les deux plus jeunes et ma grand-mère a parcouru une centaine de kilomètres à pied pour aller chercher chez mes parents tous les documents nécessaires à l’inscription. Mon frère Judson et moi avons été parrainés.

En quoi cela a-t-il consisté ?

Nous avons bénéficié des différents services du centre d’accueil : soutien scolaire (prise en charge des frais scolaires, uniformes, matériel…), enseignement chrétien, soutien médical et alimentaire (on recevait un plat chaud à chaque fois qu’on se rendait au Centre), activités sociales et culturelles. Mes parents n’avaient plus que les deux aînés à charge.

Quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?

J’aimais beaucoup participer au culte des enfants avec des concours de chant, de dessin. À côté de la scolarité classique nous apprenions la dactylo, la musique, la pâtisserie… pour que chacun puisse pratiquer une activité capable de le rendre indépendant même si ses capacités d’études étaient plus limitées.

Au temps du carnaval, nous avions une sorte de retraite d’évangélisation et j’appréciais les visites dans d’autres quartiers pour communiquer le sens du partage et l’amour des autres.

Ma grand-mère n’était pas chrétienne, mais elle se joignait à nous pour la prière et peu à peu elle s’est jointe à l’assemblée. Elle était contente de voir les fruits produits par l’Évangile en nous. Notre bon comportement dépassait même ses propres exigences pour notre éducation.

Et aujourd’hui ?

Le but du Centre était de nous pousser dans les études. J’ai pu rentrer à l’université et obtenir un diplôme d’infirmière, métier que j’exerce notamment dans une clinique mobile dans le Nord. J’ai également voulu contribuer à redonner et à partager dans les communautés pauvres, c’est pourquoi je travaille auprès des enfants orphelins vulnérables, affectés par le VIH/SIDA.

Après son AVC, ma grand-mère vit désormais chez mes parents. Judson a fait des études de droit et de diplomatie. Ma grande sœur travaille dans le social et ma petite sœur étudie la gestion. Mon grand frère est médecin.

Ce parrainage n’a pas profité qu’à vous…

J’ai très tôt eu le goût d’aider, de partager et de redonner ce que j’ai reçu. Il fallait donc que les bienfaits du parrainage retombent sur ma famille, mes proches et même mon pays.

Aujourd’hui, je veux interpeller les personnes de bonne volonté et susciter des vocations de parrain. N’est-ce pas grâce à un parrain que je suis devenue ce que je suis aujourd’hui ? Mettre sa foi en action en faveur des plus démunis, c’est à mes yeux le meilleur investissement qu’on puisse faire.

Parrainer un enfant, c’est changer son monde

Pour en savoir plus
SEL : 157, rue des Blains 92220 BAGNEUX - 01 45 36 41 51 -
info@selfrance.org
www.selfrance.org



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