Enfant, lorsque je regardais la nature, sa complexité, son ordre presque parfait, je ne voyais qu’une seule explication : l’existence d’un Dieu créateur. Quelqu’un qui avait minutieusement disposé chaque chose à sa place avec beauté et mystère.

Pourtant, à la maison, on ne parlait jamais de Dieu ou presque. Nous allions à l’Église une seule fois par an, à Noël que nous passions en Angleterre. Ce que j’en retenais, c’était l’ambiance : le sapin, les cadeaux, les moments en famille et, en fond sonore, les cantiques de Noël. C’étaient mes premiers contacts avec Dieu – cordiaux, un peu distants comme avec un cousin éloigné que l’on voit rarement.
Au collège, j’ai rencontré Nadège. Elle était différente des autres : plus vraie, plus généreuse, plus vivante. Elle me parlait de Dieu, de sa foi. Je l’écoutais attentivement, curieuse de comprendre. Connaissant mon amour de...