L'attentat de Londres me révolte. Mais pas seulement

publié le 23 March 2017 à 11h46 par Georges MARY

L'attentat de Londres me révolte. Mais pas seulement

Comme chaque attentat, celui de Londres me plonge dans une double perplexité. 

Ma première indignation


Je ne peux que m’indigner et me révolter devant l’horreur, en constatant une fois de plus que des personnes sont prêtes à mourir si elles arrivent ainsi à tuer un maximum d’êtres humains et à faire parler d’elles et de leur combat. Que leurs victimes soient aussi des enfants ne les fait même pas reculer. Je n’arrive pas à comprendre. Je n’ai pas de mots. C’est un déni d’humanité.

Mon autre révolte


En même temps, je suis tout aussi révolté par le fait que nos médias consacrent un nombre incalculable d’heures et des émissions spéciales sur ces attentats (des analyses et des infos qui n’arrêtent pas de se répéter) alors que quelques secondes leur suffisent pour nous dire que 1,4 millions d’enfants vont peut-être mourir de faim cette année.
Dans un cas, on tue par volonté de tuer. Dans l’autre, on tue encore plus par indifférence.

Ma question



Serions-nous devenus implicitement d’accord avec ces discours politiques qui laissent entendre que la vie humaine a plus de valeur quand c’est celle de nos concitoyens ?


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Commentaires

Ella

24 March 2017, à 09:20

Bonne question. De manière générale, on se sent peut-être plus touché par des personnes proches de nous. Je n'éprouverai peut-être pas la même tristesse si un drame touche un membre de ma famille ou un inconnu à des milliers de km. C'est peut-être un manque de compassion, je ne sais pas trop. Bien sûr, le souci de nos médias est que l'emphase semble être mise sur les «grandes villes» ou les pays occidentaux. Alors que des milliers de personnes meurent chaque jour dans le monde, de vieillesse, de faim, de violence, de catastrophe naturelle ... ou même d'atrocités sans nom, pourquoi les médias se mobilisent-ils pour une cause particulière ? Certainement, la proximité géographique y est pour quelque chose. Peut-être que les médias occidentaux "s'identifient" difficilement au petit africain mort de soif. Honnêtement, je ne sais pas. Mais de là à dire qu'ils accordent plus de valeur à la vie de nos concitoyens plutôt qu'à ceux du bout du monde, je ne crois pas que ce soit le cas. La question reste ouverte.

Georges Mary

24 March 2017, à 09:37

Merci beaucoup.... Peut-être ai-je été excessif ? Il me semble en tout cas que nos médias (origines et reflets pour une bonne part de nos opinions et de celles de nos concitoyens) seraient bien inspirés de nous rendre bien plus sensibles (nous et ceux qui nous gouvernent) à cette situation insupportable : des millions de gens comme vous et moi meurent de faim dans ce monde. Certes la loi de la proximité géographique explique certaines choses... et il est clair que nous ne pouvons pas nous préoccuper du monde entier. Mais dans un monde où nous voyageons si facilement (parfois pour faire du tourisme dans des pays où leurs habitants souffrent) nous ne sommes que plus responsables de ce que nous faisons, ou ne faisons pas, à/pour ces êtres humains.
Oui, soyons solidaires de ceux qui souffrent à côté de nous, c'est notre devoir. Approchons-nous aussi de ceux qui souffrent "au loin" surtout s'ils n'ont personne à côté, ou si peu, pour les aider.
Merci beaucoup pour votre intervention.

rutherena

24 April 2017, à 10:25

La compassion est un grand mot.Si notre Seigneur Jésus Christ est réellement en chacun de nous, nous reflétons le coeur plein de compassion de notre Seigneur. Ainsi, ne nous indignons pas !

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