8 décembre 1955. Le drapeau européen

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8 décembre 1955. Le drapeau européen

Dès sa création, le Conseil a souhaité donner à l'Europe des symboles auxquels les peuples puissent s'identifier. Après cinq ans de recherches et de tentatives avortées, le 25 octobre 1955, l'assemblée parlementaire choisit à l'unanimité un emblème d'azur portant une couronne de douze étoiles d'or.


L'emblème a été conçu par l'Autrichien Arsène Heitz, modeste fonctionnaire, artiste à ses heures et... fervent catholique. Selon ses dires, il s'est inspiré de la médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris). Celle-ci représente la Vierge avec la corona stellarum duodecim ou couronne de 12 étoiles qu'évoque selon lui l'Apocalypse de Saint Jean :
« Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles » (Apocalypse 12,1). Il lui a ajouté un fond bleu de la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge.

Pour maints dirigeants chrétiens-démocrates à l'origine de la construction européenne, cette inspiration est bienvenue. Ne place-t-elle pas d'une certaine manière l'Europe sous la protection de la mère de Jésus-Christ ?
Par un singulier hasard, le texte portant adoption du drapeau est d'ailleurs signé le 8 décembre 1955, fête de l'Immaculée Conception...

Le 9 décembre 1955, le comité des ministres du Conseil de l'Europe adopte officiellement le drapeau européen :
« Sur le fond bleu du ciel, les étoiles forment un cercle en signe d'union. Elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude, qui évoque aussi bien les apôtres que les fils de Jacob, les travaux d'Hercule, les mois de l'année »

L'emblème européen est inauguré solennellement le 13 décembre 1955 à Paris.

En 1983 enfin, le Parlement européen adopte le drapeau créé par le Conseil de l'Europe et préconise qu'il devienne également l'emblème de la Communauté Européenne. C'est ainsi que depuis lors, il préside à toutes les manifestations européennes.

Source : Hérodote

Voici un commentaire biblique sur ce verset un du chapitre 12 de l'Apocalypse  :

"Un grand signe apparut dans le ciel : une femme vêtue du soleil, qui avait la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête" (Apocalypse 12.1).

«Un grand signe... Dans l'Evangile de Jean, les miracles accomplis par Jésus sont appelés des signes. Ils «signifient», montrent du doigt, démontrent que Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu devenu homme, est investi d'une mission divine. Ils indiquent qu'en lui le Royaume de Dieu est venu. Le grand signe que le visionnaire Jean voit dans le ciel est la représentation d'une réalité de la fin des temps. Il aperçoit une femme. Elle lui apparaît dans le ciel car il s'agit d'une vision que lui accorde Dieu, mais l'histoire que vit cette femme est on ne peut plus terrestre. Ses souffrances et son combat ont lieu ici-bas.

Le jour en effet où elle sera élevée au ciel, personne n'aura plus aucun pouvoir sur elle. Elle aura remporté la victoire finale. Elle est enveloppée du soleil et a la lune sous les pieds, signes de la gloire que le Seigneur lui accorde et en même temps de la mission universelle qui lui est confiée. Mais il serait sans doute tout aussi juste de dire que le soleil symbolise la lumière de la vérité divine dont l'Eglise est parée, dans laquelle elle marche et qu'elle irradie autour d'elle, et que l'astre de la nuit qu'elle tient sous les pieds rappelle qu'elle a vaincu les ténèbres spirituelles de l'incrédulité, du péché et de la mort.

La femme porte sur la tête une couronne de douze étoiles. Douze est le chiffre de l'Eglise. Elle est donc l'image du peuple de Dieu, tout d'abord de celui de l'ancienne alliance avec ses douze tribus, puis de celui de l'alliance nouvelle avec ses douze apôtres (Esaïe 66:6-10), notre «mère», comme l'appelait l'apôtre Paul, la femme qui pleurait sur sa stérilité et que Dieu a rendue féconde, qui donne naissance à de nombreux enfants (Galates 4:26.27; 6:26).

L'Eglise est décrite dans toute sa beauté céleste. Jean l'oppose peut-être à cette autre femme vénérée dans le monde de son époque, la déesse Artémis ou Diane aux seins multiples, qui était réputée rendre les femmes fécondes et présider à la naissance des humains. Il est certain, par contre, qu'il l'oppose à une autre femme de mauvaise réputation, Babylone la prostituée, assise sur l'une des deux bêtes qui sont les agents de Satan (Apocalypse 17:3-6)".

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