À la fin des temps (Apocalypse)

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À la fin des temps (Apocalypse)

Jugement

Qu’avons-nous à l’autre bout de la chaîne de la révélation biblique ?  

Les huit occurrences du mot vin dans le livre de l’Apocalypse, plus d’autres mots comme vigne, raisin, pressoir… s’inscrivent le plus souvent dans un contexte de jugement de Dieu sur un monde qui s’est détourné de lui et s’est enfoncé dans le mal.

En voici un exemple : « L’ange fit alors passer sa faucille sur la terre, coupa les grappes de la vigne de la terre et les jeta dans le grand pressoir de la colère de Dieu(1). »

Comment comprendre cette « colère » de Dieu ?

L’ensemble de la Bible montre que la colère de Dieu n’a rien à voir avec les nôtres, même quand nous les croyons « saintes ». Dans la Bible, la colère de Dieu est l’expression de sa justice devant le mal que les gens commettent. C’est ainsi qu’il faut comprendre ce qui est dit de « Babylone », symbole dans la Bible de l’opposition à Dieu, mais aussi de la cruauté et du mépris de la vie humaine.

« “Malheur ! Quel malheur ! Ô Babylone, ville grande et puissante ! Une seule heure a suffi pour que tu sois condamnée !” Les marchands de la terre pleurent aussi et se lamentent à son sujet, parce que personne n’achète plus leurs marchandises : l’or, l’argent, les pierres précieuses et les perles ; les fines toiles de lin, les précieuses étoffes rouges et écarlates, la soie ; toute sorte de bois rares, toute sorte d’objets en ivoire, en bois précieux, en bronze, en  fer ou en marbre ; la cannelle et les autres épices, les parfums, la myrrhe et l’encens ; le vin, l’huile, la farine et le blé ; les bœufs et les moutons, les chevaux et les chars, les esclaves et les marchandises humaines(2)

(Apocalypse 18.10-13)

Xavier-Léon Dufour écrit avec raison : « Nul ne peut sans scandale entendre parler de Dieu en colère s’il n’a été visité par sa sainteté ou son amour(3). »

Les raisins de la colère

John Steinbeck, dans son célèbre roman Les raisins de la colère, dénonce l’histoire de fermiers dépossédés de leurs terres au profit du sacro-saint rendement et jetés à la rue comme des chiens errants en quête de travail pour pouvoir survivre. Les adeptes de notre Babylone...

1. Apocalypse 14.19.

2. « Marchandises humaines » traduit l’expression corps et âmes d’humains.

3. In Vocabulaire de théologie biblique, sous le mot « colère », Éditions du Cerf, 1977, p.179.

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