Quand ma petite-fille vient chez nous, la maison se métamorphose en palais d’activités manuelles. Des perles par ici, de la pâte à modeler par là, découpages, collages, « scotchages », constructions en tous genres... sur toutes les surfaces horizontales disponibles.
C’est bien, ça bouscule positivement papi/mamie.
Cette fois-ci, après plusieurs projets, notre petite-fille a entamé un puzzle de neuf cents pièces : trois bébés joufflus dans des boîtes de conserve surdimensionnées.
Improbable comme sujet mais c’est l’objet lui-même qui m’a captivé.
Alors que je la regardais faire, je me suis dit qu’un puzzle ressemble beaucoup à notre façon d’appréhender notre place dans la vie.
On commence avec un tas. Des bouts de choses apparemment sans queue ni tête. On se met à les regarder de plus près. Il y en a que l’on comprend, d’autres pas. Notre cerveau nous dit : « Tiens, ce bout pourrait aller avec celui-là ». On tente le coup. Parfois ça marche, parfois pas.
Beaucoup de pièces se ressemblent, mais aucune n’est identique et ne peut remplacer une autre.
Dans un puzzle, chaque pièce est importante et même indispensable à l’unité de l’ensemble. Il n’y a pas de hiérarchie entre elles : une découpe intéressante ou un motif très coloré ne sont pas plus utiles qu’un à-plat et une forme quelconque.
Pour que le puzzle de la vie soit complet, il y faut chacun de nous. Tels que nous sommes.
Joyeux Noël !