De Microcosmos à Godzilla

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De nombreux films permettent de s'émerveiller devant les beautés de la nature, mais parfois aussi de prendre conscience de sa cruauté et de sa violence.
De Microcosmos à Godzilla
Pour ne citer que quelques-uns des documentaires sortis au cinéma, on peut penser au génial Microcosmos et son exploration, au ras du sol, du monde des insectes et autres petites bestioles de nos campagnes. Il y aussi Home de Yann Arthus-Bertrand, qui veut éveiller les consciences grâce à ses fameuses vues du ciel. Nous comprenons mieux ainsi la pression que l'homme fait subir à l'environnement et ses conséquences sur le changement climatique. Dans un autre genre, Voyage of Time de Terrence Malick, propose un trip mystico-métaphysique incroyable et s'interroge sur notre place dans l'univers, dans le temps, dans l'éternité.

Godzilla

Mais la question de notre rapport à la nature peut aussi passer par des fictions... et même des films-catastrophes comme Godzilla. Ce monstre sous-marin antédiluvien, tiré de son sommeil par un essai atomique, a été créé par le producteur japonais Tomoyuki Tanaka, en 1954. Il est apparu dans une trentaine de films et constitue aujourd'hui un personnage iconique de la culture populaire japonaise. La saga exploite des thèmes écologiques (Godzilla devenant comme une incarnation de la nature) et la peur du nucléaire dans un Japon d'après-guerre traumatisé par les bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki. Le monstre a aussi fini par conquérir Hollywood, d'abord avec le médiocre film de Roland Emmerich en 1998 et plus récemment, en 2014, avec beaucoup plus de bonheur, sous la direction de Gareth Edwards.

Une fiction qui dit vrai

Grâce à ses effets spéciaux, ce dernier film à gros budget est très spectaculaire. Il est aussi tout à fait divertissant. Plusieurs scènes sont à couper le souffle (ma préférée : sur le pont de chemin de fer, ou lors de l'opération commando où les soldats sont parachutés en pleine bataille de monstres). Mais Godzilla est aussi une fable écologique évoquant la place de l'homme dans la nature. Ainsi, un des personnages principaux affirme dans un dialogue clé : « L’arrogance de l’homme, c’est de penser qu’il maîtrise la nature... alors que c’est l’inverse qui est vrai. » Et il faut avouer que dans le film, non seulement les entreprises des hommes sont vouées à l'échec mais en plus, elles ne font qu'empirer la situation !

La nature fait plus qu’interroger

Que ce soit dans la contemplation ou dans la réflexion, l'homme, face à la nature, s'interroge forcément sur lui-même, sur sa place dans l'univers... et l'origine de ce monde à la fois magnifique et impressionnant. Pour le croyant, la nature parle de son Créateur et nous invite à le chercher !
- Microcosmos : le peuple de l'herbe, un film de Claude Nuridsany et Marie Pérennou (1996)
- Home, un film de Yann Arthus-Bertrand (2009)
- Voyage of Time, un film de Terrence Malick (2016)
- Godzilla, un film de Gareth Edwards (2014)



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