Aider et servir les aînés, une agent de service hôtelier témoigne

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Gisèle interviewe Charlotte.
Aider et servir les aînés, une agent de service hôtelier témoigne

Racontez-nous votre itinéraire professionnel

« Après treize ans passés comme auxiliaire de vie à domicile, à me rendre chez les personnes âgées, je suis entrée l’an dernier en maison de retraite, comme agent de service hôtelier.
Je reste donc au contact des personnes âgées mais cette fois en établissement. Cela m’évite les nombreux déplacements en ville et m’a permis d’intégrer une équipe. »

Comment se déroule votre travail ?

« C’est très physique avec très peu de temps de pause car on travaille à raison de douze heures par jour trois jours par semaine. Il faut beaucoup porter : les plats, les bols, les carafes et les énormes cafetières de quinze litres. Autant dire qu’on ressent des douleurs aux bras et aux épaules.
Il faut aussi naviguer d’un étage à l’autre avec les chariots de service, sans parler des fauteuils roulants. En effet, midi et soir, il fautconduire les résidents à la salle à manger et aller les rechercher. En somme, c’est une sorte de ballet à quatre roues ! »

Vos relations dans l’équipe ?

« Dans l’ensemble, nous vivons la solidarité. Quand il y a un problème, j’essaie d’arrondir les angles, de ne pas prendre le parti de celle qui rouspète, et je cherche plutôt une solution.
Je dois vous dire aussi que je chante souvent des louanges à Dieu dans mon travail. Cela étonne mes collègues. L’une d’elle m’a dit : ‘’Ça me donne force et courage’’. C’est une contagion positive ! »

Et avec les résidents ?

« Je respecte les résidents. Je frappe toujours à la porte et malgré le peu de temps, je pose des questions pour m’assurer du confort de la personne. J’aime discuter avec eux, rigoler ou rebondir sur une réflexion. Un bon rire fait du bien à tous les deux.
Le goûter est propice aux échanges et j’en profite pour parler de Dieu avec certaines. Parfois, je demande si je peux prier pour elles. »

Un moment particulier qui vous a marquée ?

« Un jour, au portage de carafe, je suis poussée à entrer dans une chambre et j’interroge :
— Ça va ?
— Non, répond la dame.
— Jésus vous aime, lui ai-je dit. Elle a commencé à pleurer, je l’ai calmée avant de sortir.
La semaine suivante, même scénario, mais là, la dame n’arrivait plus à parler correctement. Alors j’ai pris du temps pour parler et prier avec elle. Deux jours après, elle est décédée.
J’étais contente d’avoir obéi à la voix qui m’avait poussée à lui parler de Dieu alors qu’il en était encore temps. »

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