Je sers Dieu en allant au travail

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Gisèle interviewe Jean-Pascal, un responsable d’un parc de logements.
Je sers Dieu en allant au travail

En quoi consiste votre travail ?

« Je suis un des directeurs opérationnels d’un parc de logements pour étudiants sur le Plateau de Saclay, en région parisienne. Il comprend 2.500 lits répartis dans 21 bâtiments sur 5 ha de terrain. Nous couvrons l’entretien, la sécurité, le gardiennage, le nettoyage, les espaces verts… La maintenance courante, elle, est assurée par une équipe de trois techniciens.
Le parc est géré par une association. Les loyers doivent équilibrer les dépenses. Les locataires attendent donc de nous une bonne gestion financière. »

Quel est votre rôle ?

« Le campus est si éloigné de tout, sans commerces et avec peu de transports, que les étudiants s’ingénient à susciter en interne des activités très diverses : musique, soirées festives, développement durable… Je gère les aspects réglementaires, quitte à devoir freiner parfois leur créativité débordante, ce qui me vaut le titre de « Monsieur Sécurité ».
Si l’aspect technique me convient bien, j’apprécie surtout la diversité : passer de sujets stratégiques à d’autres plus terre à terre, comme des toilettes bouchées ».

Qu’est-ce qui vous plaît ou vous déplaît dans votre métier ?

« Côté positif : nous sommes une quinzaine pour gérer les 2.500 lits et nous fonctionnons comme une PME en mode startup. On se voit tout le temps, on travaille ensemble, on se connaît bien.
Aspects plus difficiles : comme il s’agit de l’addition de deux équipes, il est difficile de marier les cultures et d’adapter le management. De plus, on vit sous la pression constante des bailleurs, de la Caisse d’Allocations Familiales et de l’administration. Nous sommes parfois fatigués et tendus. »

Et votre foi dans tout ça ?

« J’habite sur le site ; donc notre vie de famille est publique et tout le monde sait que je suis chrétien. Je me sais jugé dans mes responsabilités et s’il a pu m’arriver de regretter d’avoir fermé les yeux sur des situations dont je savais qu’elles n’étaient pas d’équerre, je m’efforce quotidiennement de marquer la différence.
Ce n’est pas facile tous les jours. Ainsi, dans ma prière du matin, je demande au Seigneur de permettre que mon attitude reflète la paix qui m’habite face au stress et à la pression. »

Une expérience qui a gratifié votre attitude ?

« L’échange avec mes collègues varie selon leur capacité à partager et je m’ouvre un peu plus avec certains qu’avec d’autres. Je parle ouvertement avec quelques-uns, et l’un d’eux m’a dit : « On voit que vous avez Dieu en vous ! »
C’est encourageant pour moi et ça suscite la confiance chez les autres. Ma force repose sur le fait qu’en allant au travail, je sers mon Dieu. »

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