Délivrée de mon fauteuil roulant

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Atteinte d’une maladie chronique, Sylvine a beaucoup appris sur elle-même et sur Dieu grâce à ce handicap. Un jour, les évangiles lui font prendre conscience que Jésus peut la guérir. Elle se rend à un congrès sur le thème. La conférence se termine. Jésus va-t-il faire quelque chose pour elle ?

Délivrée de mon fauteuil roulant

Au cours d’un long moment de prière et de silence, j'ai été soudain comme poussée hors de mon fauteuil roulant et suis tombée le visage contre terre. Je n'ai même pas eu le temps de mettre mes mains pour me protéger. 

À plat ventre 

les pleurs sont venus comme un torrent. Comme si toute la souffrance de ces années sortait d'un coup. Puis, par vagues, ce qui obscurcissait le fond de mon être, les mensonges que j’avais crus jusqu’ici. Prosternée sur le sol je me tenais devant la sainteté de Dieu et sa bonté. Je pleurais fort parce que je n'en étais pas digne. Une grande paix a finalement remplacé le sentiment de mes fautes et mes fardeaux que j’avais déposés. Lorsque l'on m'a aidée à me remettre debout, j'étais toujours aussi raide et douloureuse, mais j'avais l'impression d'avoir été lavée, renouvelée intérieurement : une sensation merveilleuse. Je n'avais sur le visage aucune douleur liée à ma chute. J’ai décidé de ne pas retourner dans ce fauteuil roulant d'où je venais d'être éjectée par la puissance de l'Esprit de Dieu.

La journée a continué 

en m'appuyant sur le bras de mon mari et de mes enfants, étonnés de ce qui s'était passé. Après la session du soir, chaque malade a été invité à demander la prière de ses voisins. Mon mari a prié en m'imposant les mains, mes enfants aussi. Je n’ai rien ressenti mais je me suis baissée après et mes mains ont fini par toucher le sol, à plat, moi qui n’arrivais plus depuis bien longtemps au-delà de mes genoux à cause de ma colonne vertébrale rigide. Je me suis redressée et j’ai pu basculer la tête en arrière. 

J’ai regardé vers le ciel 

pour la première fois depuis si longtemps. C'était irréel !

Dormir des nuits entières, bouger sans avoir mal, me mettre au soleil, arrêter les traitements, passer du fauteuil roulant à une démarche souple et sans fatigue sur des kilomètres, autant d’émerveillements mais aussi d’actes de foi que j’ai dû apprendre à poser l’un après l’autre. Un mois après, j’ai fait la cuisine dans un camp d'adolescents pour 50 personnes ! Je suis restée debout des journées entières. J'ai porté de lourds cartons, épluché les pommes de terre par dizaines de kilos sans fatigue particulière, parfois comme dans un rêve, avec un cœur débordant de reconnaissance, d'admiration, d'adoration.

Commerçants, collègues, voisins 

ont été impressionnés, parfois les larmes aux yeux lorsqu’ils m’ont revue. Certains m’ont demandé de prier précisément pour eux. Dieu a répondu, mettant un début de lumière dans des vies qui ne savent pas combien Dieu aime et est puissant pour faire du bien à ceux qui lui font confiance.

Il me reste cependant encore de la douleur. Moins importante qu'auparavant, elle semble s’estomper petit à petit. Je demande à mon Dieu une guérison complète sachant aussi que je dois prendre ma part en fortifiant mes muscles restés figés si longtemps. Le programme de kinésithérapie a bien changé !

Faisons confiance à Dieu 

pour nos âmes, nos pensées, et nos corps ! Il peut réaliser bien au delà de ce que nous demandons ou même pensons. À nous de découvrir la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur de l'amour de Christ.

Pour aller plus loin

Psaume 30 ; Jacques 5 ; Éphésiens 3.16-20.

* Suite du témoignage « J'ai appelé le Seigneur à mon aide » du Croire et Vivre n°130.

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