J’avais une fausse image de Dieu

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J’avais une fausse image de Dieu

J’ai reçu une éducation religieuse extrêmement rigoureuse. Pour faire plaisir à mes parents, j’en étais arrivée à confesser des péchés que j’inventais. Les histoires d’apocalypse et de fin des temps généraient en moi de fortes angoisses. L’idée de la mort ne me quittait pas.

Déformée par mon éducation Il m’a fallu une certaine dose d’esprit rebelle pour tenir bon. J’ai ainsi déchiré à 14 ans ma carte de conversion signée quelques années plus tôt...

Mariée trop jeune pour obéir à ma future belle-famille, je me rappelle avoir pleuré lors des promesses. Je me demandais ce que je faisais là. Un divorce a suivi quelques années plus tard.

Apparences  trompeuses

Mon métier me passionnait. J’entreprenais des activités artistiques et créatrices, j’avais de nombreux amis... mais pas mal de blessures non refermées. Trois années de psychanalyse m’ont aidée à comprendre, à décrypter mes rêves, à faire émerger des souvenirs, comme par exemple les gestes abusifs subis pendant l’enfance et l’adolescence. Cela a été pour moi comme une béquille. J’ai ainsi compris le pourquoi du comment. Toutefois, je ne m’acceptais pas, j’avais mal dans mon corps et je traînais ma mélancolie en bandoulière. C’est sans doute à cause de mon besoin de reconnaissance que je m’investissais tant pour aider les autres.

Et Dieu ?

Mes études d’infirmière m’avaient fait découvrir tant de merveilles physiologiques que je ne pouvais pas concevoir qu’il n’y ait pas de Créateur. Je le cherchais tous azimuts à travers la philosophie, la psychologie, l’art... Mais je ne le connaissais pas.

Le 2 janvier 2009

Ce jour-là, je ne réussis pas à me lever. Totalement épuisée, je suis incapable de parler, submergée par une intense souffrance morale. Mon compagnon m’emmène chez son médecin. Diagnostic : dépression. Je mettrai des jours à réaliser et à accepter.

Le temps passe. Ma vie sentimentale bat de l’aile. Je commence à boire un peu, beaucoup, passionnément. Je suis en miettes, je ne sais plus qui je suis. Envie de m’endormir avec de l’alcool et des médicaments. Mes angoisses indicibles me font imaginer ce que peut être l’enfer. Ma tête est en feu. Les antidépresseurs font ce qu’ils peuvent mais ne m’enlèvent pas ce sentiment d’envie de rien. Seule consolation : Minou, mon chat, qui vient se lover contre moi en percevant mon mal-être. J’y vois aujourd’hui la marque de l’amour divin qui m’a évité de commettre l’irréparable.

Rencontres décisives

Ma sœur me propose un entretien avec un certain Samuel. Je suis dans un tel état que je n’en retiens que quelques bribes : tu intellectualises trop, ton éducation religieuse t’a donné une idée erronée de Dieu...

Un peu plus tard, je rencontre un couple. Le mari avait fait une importante dépression douze années plus tôt. Nous nous trouvons de nombreux points communs. Grâce à des échanges téléphoniques réguliers, il m’aide à comprendre ce qu’est la foi. Progressivement, je quitte ma peur de devenir bigote ou de perdre ma personnalité en confiant ma vie à Dieu.

Le déclic

C’est en août 2015 que je vois enfin clair. Comme une lumière, une évidence, une logique même. Dans des larmes profondes, je demande pardon à Dieu pour toutes mes errances, mes esclavages, mes conditionnements. Mes mauvais choix m’ont fait rater le seul but qui vaille : la rencontre avec Dieu. Je comprends que la foi chrétienne est une invitation à une relation d’amour avec ce Père qui aime d’un amour inconditionnel. Plus on l’aime et plus on a envie de le suivre.

Je me réveille les jours suivants dans une paix que je ne connaissais pas. Je n’ai plus à me soucier de l’approbation des autres. Je me sens légère et libre, remplie d’amour.

Mes parents n’ont pas toujours su me donner ce dont j’avais besoin. Je tiens néanmoins à les remercier car ils ont prié avec persévérance pour que je puisse trouver celui que je cherchais dans mon cœur et que j’ai enfin trouvé.

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