J’ai grandi dans une famille moderne, sans foi ni pratique religieuse, marquée par un silence existentiel. Mon père était fermier dans un endroit assez isolé. À l’âge de 12 ans, j’ai été envoyé en pensionnat. Pendant les quatre années qui ont suivi, j’ai été témoin de la violence des garçons les plus grands – souvent plus forts physiquement et parfois aussi psychologiquement – envers les plus petits, faibles et sans défense.
À la recherche d’une explication
Un jour, alors que nous allions voir un match de rugby, j’ai fait part à un ami de ma consternation grandissante face à cette violence que j’observais et subissais. D’où venait-elle ? L’être humain n’était il pas fondamentalement bon ? « Je peux te l’expliquer », m’a-t-il répondu.
Il m’a fait lire des passages du livre de la Genèse dans la Bible, racontant comment Adam et Ève avaient désobéi à Dieu et ouvert ainsi la porte pour que le mal s’installe dans leurs vies. Quelques pages plus loin, la triste histoire de Caïn, un homme qui, en se rebellant contre Dieu, devient...