La Bretagne. Du rêve à la réalité

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La Bretagne. Du rêve à la réalité

Pendant plusieurs années, nous sommes allés en vacances dans le Morbihan... Toujours à l’époque des grandes marées, nous venions faire le plein d’iode, de moules, d’huîtres, de coques...

Nous sommes vraiment tombés amoureux de cette région, mais nous nous sommes promis d’attendre que notre fille soit mariée et bien installée avant de mettre ce projet à exécution.

Quelques années ont passé. Notre fille s’est mariée. Le temps était venu.

Notre rêve, notre prière, nos recherches

Une belle grande maison avec des volets bleus pour accueillir nos enfants, nos amis, nos frères et sœurs chrétiens, un grand terrain de 1.000 m2 pour faire de la culture bio et partager nos produits. Nous avons prié en présentant à Dieu nos mutations professionnelles. En même temps, nous avons cherché cette maison de nos rêves, mais nous nous sommes rendu compte que la côte était inabordable pour notre budget. Nous avons donc étendu nos recherches jusquà quarante kilomètres de la mer.

Le début de la réalité

Nous avons finalement trouvé une longère sur un terrain de 2.000 m2 dans un hameau de 16 maisons, bien loin de la côte ! Elle était sans volets bleus, mais surtout, à rénover complétement. Nous étions seuls à voir le potentiel de cette maison.

Surprise : les entreprises ont refusé de se déplacer pour effectuer les travaux. Ce n’était pas encore la crise et notre projet ne les intéressait pas. Il nous faudrait donc retrousser nos manches ! La mutation de mon époux a été acceptée très rapidement, mais il lui fallait quand même faire plus de 140 kms par jour pour se rendre à son travail.

Pas prévu au programme

Pour ma part, j’étais toujours à Paris sans mutation en vue. 500 kms nous séparaient l’un de l’autre et cela devenait insupportable et coûteux. J’ai dû quitter mon travail pour rejoindre mon époux.

Certes, nous étions heureux avec le peu que nous avions, mais nous avons dû faire face à beaucoup de travaux, une baisse importante de nos revenus et la difficulté de trouver une Église. Sans compter l’éloignement de notre famille.

Il n’est pas facile de décrire les sentiments de peur, d’angoisse dans ces moments-là. Je peux témoigner que Jésus nous a soutenus. Nous avons appris à lui faire confiance en recevant ses promesses comme : « Je ne t’abandonnerai pas... je ne te délaisserai pas... je prendrai soin de toi. »

Petit à petit

Le Seigneur m ’a donné de pouvoir travailler à la maison. J’ai ainsi été disponible pour prier, recevoir mes enfants ainsi que mes frères et sœurs et amis, et leur faire découvrir notre belle région.

Nous avons aussi cultivé, récolté et offert avec joie nos produits bio. Nous avons aussi trouvé une Église évangélique à 25 kms de chez nous à laquelle nous participons. Il a fallu beaucoup de persévérance pour tisser des liens d’amitiés avec nos voisins, ce qui était très difficile car notre foi les étonne. De plus, nous sommes pour eux des « Parisiens » et pas des Bretons !

Un premier bilan

Notre maison a bien changé. Nous souhaitons qu’elle soit remplie de la présence de Dieu et ainsi d’amour, de paix et de joie. Aujourd’hui, nous affirmons que c’est par la grâce de Dieu que nous en sommes arrivés là car il a pourvu à chaque instant à tous nos besoins.

Cette expérience ne nous empêche pas de rêver à d’autres projets. Nous les soumettons chaque jour au Seigneur. Nous disons haut et fort « Gloire à Notre Dieu ! »

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