Sans Dieu, je n’aurais jamais pu pardonner à mon père

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Sans Dieu, je n’aurais jamais pu pardonner à mon père

J’ai grandi dans deux maisons, avec des parents divorcés. Quand j’avais huit ans, ma mère a commencé à m’emmener à l’Église avec mes deux sœurs. Les tensions étaient vives car mon père s’y opposait. Devenu dépendant à l’alcool, la garde des enfants a dû lui être retirée. J’avais alors 14 ans.

La même année, j’ai fait une rencontre personnelle avec Dieu. Je voulais qu’il prenne ma vie en main parce que c’était trop dur seul. Mais, au bout de quelques mois, j’ai commencé à développer une haine envers mon père. Je pensais sans cesse à tout le mal qu’il nous avait fait, à toute sa violence. J’en suis arrivé à le détester. J’en voulais au monde entier et je demandais à Dieu de me reprendre car j’avais l’impression d’étouffer. Mais dans les moments les plus durs, je sentais la présence de Dieu et la compassion de Jésus qui a lui-même beaucoup souffert. Je savais qu’étant Dieu, il était le seul qui pouvait connaître mes douleurs. J’entendais souvent parler du pardon mais cela m’était impossible car je m’étais trop endurci. Je m’étais interdit de ressentir de la compassion envers mon père. D’ailleurs, je me disais que Dieu connaissait ma situation et qu’il comprenait. Cependant, cette colère et cette haine consumaient toute mon énergie et me gardaient prisonnier.

Je savais que je devais faire le premier pas et demander à Dieu son aide pour pardonner à mon père mais je résistais.

Âgé de 18 ans, j’ai pris réellement conscience du poids que cela représentait dans ma vie. J’ai alors prié Dieu de m’aider dans le pardon car je n’en étais pas capable par moi-même.

Un an plus tard, j’ai senti que Dieu me demandait d’écrire une lettre à mon père. Cela n’a pas été sans mal, mais j’y ai déchargé mon cœur et lui ai demandé pardon pour tout le mal que j’avais pensé de lui. Il m’a répondu un mois plus tard mais j’ai gardé des soupçons car je savais qu’il était manipulateur. Plusieurs mois se sont écoulés. Un soir, alors que je passais du temps avec Dieu dans ma chambre, ma vie a commencé à défiler dans ma tête et Dieu m’a dit : « Pourquoi ne pardonnes-tu pas ton père ? Pourquoi gardes-tu rancune ? Ce n’est pas à lui que tu fais du mal mais c’est à toi-même ! J’ai prévu de grandes choses pour toi, mais tu dois te défaire de ce poids car il freine ta vie. » À cet instant, j’ai compris que je n’avais plus à être la victime dans cette situation. J’ai compris aussi que je pouvais être heureux même si je n’avais pas eu une enfance ordinaire avec une famille unie. J’ai entièrement lâché prise et j’ai su que je venais de pardonner vraiment à mon père. Libéré de mon lourd fardeau, c’est comme si j’allais m’envoler.

Quelques jours plus tard j’ai rencontré mon père après cinq ans et demi de séparation. On a pu discuter, mais surtout, j’ai pu le regarder dans les yeux car toute la colère et la rancune étaient parties. Nous nous sommes vus ensuite plusieurs fois et avons commencé à reconstruire notre relation à partir de zéro. Peu à peu, j’ai ressenti de la compassion pour lui.

Je sais que sans Dieu je n’aurais jamais réussi à franchir mon mur de haine, mais Dieu a entendu mon cri et il a travaillé mon cœur. Ce que je vis aujourd’hui avec mon père ne rattrapera pas bien sûr les années où il n’a pas été là pour moi. Mais Dieu a été mon vrai père et il m’a apporté bien plus qu’un père humain.

En Dieu, j’ai trouvé mon identité.

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