17 avril 1937. Les chrétiens éthiopiens font mieux que survivre

publié le 17 April 2020 à 00h01 par José LONCKE

17 avril 1937. Les chrétiens éthiopiens font mieux que survivre

17 avril 1937, c’est l’invasion de l’Éthiopie par les troupes de Mussolini.

Les missionnaires de la S.I.M (Sudan Interior Mission), sont obligés de quitter précipitamment la petite église qu’ils viennent de créer dans ce pays. Un missionnaire écrit :

« Nous savons que Dieu est fidèle… mais que retrouverons nous, si toutefois nous revenons ?»

En Avril 1937 les soldats italiens étaient venus prendre tous les missionnaires protestants de la région de Wallamo en Éthiopie. Les missionnaires ne pouvaient faire autre chose que prier alors que les soldats italiens les forçaient à quitter les jeunes convertis éthiopiens.

Un an plus tôt, le 5 mai 1936 à Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie, avait démarré l'invasion de Mussolini. L'empereur Hailé Sélassié s’était enfui. Les soldats éthiopiens avaient résisté courageusement contre les chars et le gaz moutarde, mais les Italiens avaient gagné.

Les missionnaires durent laisser derrière eux les 48 chrétiens baptisés. Ceux-ci avaient l'Évangile de Marc et quelques autres passages des Écritures dans leur langue, mais bien peu en savait assez pour les lire. Cependant plusieurs de ces  chrétiens savaient déjà de première main ce qu’était la persécution : ils en avaient fait l'expérience par leurs voisins païens. Les missionnaires priaient constamment.

En ce jour, du 5 mai 1941, après cinq ans jour pour jour d’exil, Hailé Sélassié retourne en Éthiopie. Les missionnaires y retournent également. Qu’allaient-ils trouver?

Non seulement l'église avait survécu, mais elle avait grandi. Non seulement elle avait grandi, mais elle avait augmenté de plus de 200 fois. Les 48 croyants étaient maintenant 10 000 !

Pour les protestants la persécution avait été motivée non par la politique, mais par des raisons religieuses, puisque les prêtres catholiques avaient promis la liberté, si seulement ils embrassaient le crucifix qu’ils leur tendaient. Pour les Wallamo, cela semblait être un retour à l'idolâtrie, qu’ils avaient récemment quittée, et ils ont refusé la liberté à ce prix. Leur foi et leur courage en ont attiré d’autres au Christ.

Le travail des missionnaires consistait maintenant principalement à dissiper quelques malentendus sur les Écritures, à poursuivre la traduction de la Bible, à éduquer les convertis et à établir la structure d'une église nationale autonome.

Source : Davis, Raymond. Fire on the Mountains. Grand Rapids, Michigan: 1974.

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