2 mai 1961. Paul Vandenberghe (acteur)

publié le 2 May 2021 à 00h01 par José LONCKE

2 mai 1961. Paul Vandenberghe (acteur)

Paul Vandenberghe (1912-1961) est un scénariste, dramaturge, réalisateur et acteur français né à Rouen le 31 juillet 1912, et mort à Paris le 2 mai 1961. Sa mère a habité Rosny-sous-Bois (93)  pendant une quinzaine d'année .

C'est le neveu de mon arrière grand-mère, Eudoxie Montuy-Vandenberghe.

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Il est le scénariste du film "Plus de vacances pour le Bon Dieu" (1950). Paul Vandenberghe était également l'auteur de la pièce adaptée à l'écran.
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Résumé : Les enfants de Montmartre qui ne partent pas en vacances ont imaginé de dérober les chiens et de les rendre contre rançons. L'argent ainsi récupéré est employé à satisfaire les désirs les plus enfantins et parfois les plus précoces. L'idée du mal n'effleure pas les jeunes étourdis qui selon l'expression de leur chef suivent simplement l'exemple des héros américains du gangstérisme. Ils ont par contre l'idée du bien et, s'amusant du bonheur qu'ils procurent grâce à leur argent, ils n'emploient bientôt plus celui-ci qu'à secourir ceux qui en ont besoin. Sous le couvert de l'anonymat, ils adressent leurs dons comme venant du Bon Dieu. Se rendant compte soudain du caractère répréhensible de leur entreprise, ils décident de tout arrêter. L'un des leurs, étant grièvement blessé, ils l'aideront en payant les soins grâce à la dernière somme récupérée.

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Paul Vandenberghe est le co-réalisateur de "Les mains liées" (1956), film sorti en 1956.
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Le scénario est adapté du roman "Mon petit prêtre, récit d'une mère " du révérend-père Lhande (paru en 1928, 43 rééditions). Pierre Lhande, est un écrivain, prêtre jésuite et académicien, apôtre des banlieues et surtout connu pour le succès de ses « radio-sermons », une grande nouveauté dans les années 1930.

Paul Vandenberghe y interprète le personnage principal de François Jauréguy.

François Jauréguy est un jeune séminariste basque qui aimerait tant vouer sa vie à Dieu. Mais la rencontre de Maïté et l'exemple des prêtres ouvriers le font douter de la justesse de son choix. Marie-Jeanne, sa mère, souffre de cette situation. Elle a connu un homme, Jean Etchandy, qui a renoncé à la prêtrise par amour pour elle. François soutient ce dernier dans ses ultimes moments, et célèbre sa première messe sous les yeux attendris de sa maman...

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Voici le texte d'un article écrit par Roger Parment, dans "A l'écoute de la Normandie et des Normands" (Editions A. Allais, 1975, pp 165-66), intitulé: "Paul Vandenberghe 17 ans à jamais" :

"L'auteur-acteur Paul Vandenberghe est décédé prématurément à Paris, le 1er mai 1961. Précoce en tout, même dans la mort, il avait connu une réussite exceptionnelle, à l'âge de 27 ans en 1942, avec sa pièce "J'ai 17 ans", jouée plus de 2000 fois aux Bouffes Parisiens..

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Paul Vandenberghe était Normand. Il passa son adolescence au Havre où il fit ses études secondaires. Mais c'est dans la capitale normande (Rouen), qu'il naquit le 31 juillet 1916 et fut élève à l'Ecole Mullot.

C'est à Rouen qu'il ressentit sa double vocation littéraire et théâtrale. Dans une lettre, en octobre 1958, il m'en conta les circonstances:

"Ma vocation s'est nettement et définitivement révélée à Rouen. J'avais à peine sept ans, lorsque l'une de mes tantes m'a emmené pour la première fois de ma vie au Théâtre Français, place du Vieux-Marché. Grosse impression. A l'entracte, j'ai demandé à ma tante si les acteurs qui évoluaient sur la scène étaient de vraies bonnes gens en viande; oui m'a-t-elle répondu. En revenant à la maison, j'ai alors décrété que, moi aussi, je serai "dans le théâtre". ils ont ri. Personne ne m'a cru. Ils ont eu tort, car 20 ans plus tard, je jouais "J'ai 17 ans" sur cette même scène du Théâtre Français".

Paul Vandenberghe resta longtemps le personnage de sa pièce. Le 20 mars 1954, à 38 ans, il incarna encore au "Nouveau Théâtre" de Rouen, son héros favori. Avant le lever du rideau, il vint saluer les spectateurs:

"Je suis né en 1916, dans cette ville. Certains d'entre vous le savent. Pourtant, je vous en prie, laissez-moi avoir 17 ans, encore une fois, la dernière".

Cette joie lui fut accordée.

Trois ans après "J'ai 17 ans" en 1945, Paul Vandenberghe fit jouer "Les enfants sages". L'année suivante, il écrivit les dialogues de "Pas si bête" l'un des tout premiers films de Bourvil, puis collabora à l'adaptation d'une vingtaine d'autres...

Il revint en 1954, au Théâtre avec "Printemps perdu" et en 1959 avec "Mauvaise semence".

Il arrivait parfois l'été, qu'on rencontre sa silhouette longue et mince. il venait régulièrement respirer le bon air de la campagne normande, revoir des parents et des amis."

Paul Vandenberghe était aussi l'auteur d'un roman "Le Gars Quillebeoeuf" (1953, Julliard).

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Article de "Vedettes", Actualités théâtrale (juillet 1942), intitulé: "REPRISE DE « J'AI DIX-SEPT ANS » DE PAUL VANDENBERGHE" :

"Cette  donnée au Théâtre des Nouveautés au bénéfice du Pécule du Comédien Prisonnier. En dehors de ce très beau geste, la pièce que Paul Vandenberghe écrivit entre deux sandwiches, dans sa vingtième année méritait cette reprise, car n'ayant jamais cherché à être « moderne », elle ne se démodera pas.

Cette comédie, d'abord refusée par plusieurs directeurs, a tenu l'affiche pendant deux ans. Elle est très capable de refaire une carrière au Théâtre des Nouveautés, dans des décors neufs et avec trois des principaux créateurs l'auteur, Suzanne Fleurant et Guy Rapp. La pièce de Paul Vandenberghe doit sa réussite à sa sincérité, à la vérité des sentiments et des personnages : son héros, Bob Darcourt, n'appartient pas à une tradition littéraire, mais il est pris dans la vie : c'est un adolescent qui aime sa mère au point d'être jaloux de son amant, qu'il admire pourtant passionnément. Bob, qui a dix-sept ans, s'est lié d'amitié avec le romancier Maurice Fleurville : il le présente à sa jeune et élégante maman. Et nous devinons aussitôt le conflit. L'auteur l'a traité franchement, en pleine lumière, sans ruser avec la difficulté : la grande scène du troisième acte, qui se déroule entre deux personnages, le jeune Bob et Maurice Fleurville, est admirable. L'âme inquiète et rebelle de l'adolescent, sa jalousie de petit homme qui faisait de sa mère une sainte, son dégoût, puis sa révolte, se résolvent, au dernier acte, en une indulgence plus compréhensive. On sent que, bientôt, Bob va se détacher de cette tendresse trop exclusive et trop tyrannique, envers une maman qui représentait pour lui toutes les femmes en une. L ' enfant va devenir un homme. D'autres amours le consoleront, et s'il souffre désormais, cela ne sera plus à cause de sa mère. Cette émouvante comédie, vivante, nuancée, gentiment dialoguée, est faîte de notations adroites, indiquées sans insistance, de trouvailles — comme cette scène épisodique entre deux collégiens, parlant de femme et d'amour avec une naïveté attendrissante — de mots drôles et profonds, ironiques et tendres, candides et amers. L'auteur a repris son rôle d'adolescent, qu'il interprète avec le maximum de naturel et de simplicité.

Paul Vandenberghe joue si sincèrement qu'il laisse deviner tout ce que son petit Bob n'ose dire par tact et par pudeur. Suzanne Fleurant, qui est bien jeune pour jouer le rôle de cette séduisante maman, a des qualités d'émotion qui donnent à son personnage une humanité profonde. Tendre et gracieuse, douce et indulgente, compréhensive et bonne, elle a été, aussi délicatement qu'on pouvait le souhaiter, la maman. Guy Rapp, qui a créé le rôle du romancier, possède une autorité, et joue avec une sobriété de grand comédien. Il a contribué pour une grande part, au succès de cette délicieuse comédie."

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