Tout commence par un regard

Celui que Christian Soulié, alors électricien, porte sur un SDF dans la rue. De là naît une conviction : « Tu as quelque chose à faire ! » Il ne sait pas comment s’y prendre et n’a aucune expérience du milieu social. Il décide alors d’aller à la rencontre des personnes dans la rue avec un thermos de café et quelques gobelets. Il découvre que beaucoup ne mangent pas le dimanche. Avec quelques personnes, il décide de préparer des repas dans sa cuisine. La dynamique est lancée : trois mille repas sont distribués la première année.
Aujourd’hui, Main Tendue 31 compte cent soixante bénévoles et quatre salariés. Reconnue comme un acteur sérieux de la lutte contre l’exclusion à Toulouse, l’association travaille en partenariat avec la mairie, le département et la préfecture. Ses actions touchent plusieurs centaines de personnes chaque année : distribution de repas pour les SDF, épicerie solidaire avec livraison à domicile, accueil de jour mobile, musicothérapie et chorale avec les personnes de la rue.
Sa mission : soulager la souffrance des personnes en situation de précarité, en témoignant de l’amour de Christ.
Dimitar : retour à la vie
Septembre 2018. Au quartier Empalot à Toulouse, l’équipe du Solidaribus rencontre Dimitar. Originaire de Bulgarie, cet homme discret de 64 ans ne parle pas un mot de français et ne sait ni lire ni écrire dans notre langue. Il vit en faisant la manche et dort dans un abri de fortune en bord de Garonne, exposé au vent et au froid. À la précarité s’ajoutent de graves problèmes de santé.
Un premier geste
Un premier élan de solidarité s’organise : suite à un appel de l’équipe sur les réseaux sociaux, une tente lui est offerte. Un petit répit face au froid. L’association trouve des interprètes pour pouvoir échanger avec lui. Malgré la barrière de la langue, un lien de confiance naît.
L’urgence médicale
En octobre, son état s’aggrave. Le SAMU intervient et Dimitar est hospitalisé, mais il ressort rapidement. De retour sous sa tente, il s’affaiblit de jour en jour. Une évidence s’impose : s’il reste dehors, il ne passera peut-être pas l’hiver.
À chaque visite, Dimitar exprime le même souhait : rentrer en Bulgarie, retrouver son fils et son village natal, Byala Cherkva. Face à l’urgence, l’équipe se mobilise. Lui permettre de rentrer chez lui devient une priorité, une chance de survie. Le défi est immense.
Une chaîne de solidarité
Une véritable chaîne de solidarité se met en place. Un rendez-vous est pris à l’ambassade de Bulgarie à Paris pour...