Rêve ou cauchemar ?
« I have a dream… » Cette expression est devenue virale. Mais le rêve de Martin Luther King Jr., est-il encore pertinent, alors que s’amplifient le bruit et la fureur du monde actuel ? Ce pasteur afro-américain ne souffrait-il pas de naïveté pour croire qu’un jour le racisme et l’injustice prendraient fin ? L’éloquence était au rendez-vous, ce 28 août 1963 à Washington, où l’on fêtait le centenaire de l’abolition de l’esclavage, mais les mots font-ils encore rêver ? N’ont-ils pas cédé aujourd’hui la place au cauchemar : guerres, vengeances, remilitarisation, déshumanisation, disparités sociales grandissantes, crise climatique… ?
Rêver malgré tout

C’est bien vrai qu’il dérange et stimule encore, ce rêve incarné par un homme décidé à pointer bien au-delà de l’horizon visible, riche de calculs et d’intérêts. King osa vivre une espérance, plus forte que bien des espoirs déçus. Aussi annonça-t-il, qu’un jour, la cloche de la liberté sonnerait à toute volée, que la justice l’emporterait et que...