Jésus. Qu'a-t-il de si exceptionnel ?

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Jésus. Qu'a-t-il de si exceptionnel ?
Un jour, une collègue de travail, avec qui j'avais l'habitude de parler de Jésus, me dit sans prévenir : « Oui, enfin, des gens qui ont été condamnés alors qu'ils n'avaient rien fait, il y en a eu plein. » Je suis restée scotchée. Ça alors, je ne l'avais jamais entendu. Des personnes qui pensent que Jésus n'a pas existé, ou que Marie n'était pas vierge quand elle est tombée enceinte, ou que Jésus n'est pas ressuscité, ou bien qu'il n'est pas vraiment mort sur la croix, c'est pourquoi on l'a vu vivant après… cela, je l'avais déjà entendu. Mais que Jésus était un gars très bien, condamné et exécuté à tort, comme plein d'autres, cela, c'était nouveau pour mes oreilles.

Réfléchissons

Qu'a donc Jésus de différent de toutes les grandes figures de l'humanité ? Si je pense à un « gars bien », condamné à tort, spontanément, je pense à Martin Luther King. Il a fait beaucoup de prison pour une cause juste, et il a fini par être assassiné. C'est drôle, c'était dans l'histoire de Jésus qu'il puisait la force de se battre pour sa juste cause. Je pense aussi au Dr Denis Mukwege, l'homme qui répare les femmes, au service sans relâche des victimes de barbarie sexuelle au Kivu, au Congo. C'est curieux, c'est également dans la figure de Jésus qu'il puise la force de mener son combat. Mais alors, Jésus est-il simplement une figure d'inspiration exceptionnelle, un gars condamné à tort, qui donne beaucoup de courage à ceux qui croient en lui ?

Ce que Jésus a fait

En fait, sa règle d'or « Faites pour les autres tout ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous » n'est pas très différente de ce que les autres religions enseignent : c'est assez universel.
La différence pour moi réside dans ce qu'il a FAIT. Toutes les grandes figures religieuses nous montrent la voie à suivre, celle de la Sagesse ou du Salut. Pour ne citer que Bouddha et Mohammed, ils disent à leurs fidèles ce qu'il faut faire et comment le faire. Mais, à ma connaissance, il n'y a que Jésus qui nous en donne les moyens et la capacité.
Qui de vous n’a pas déjà pris de bonnes résolutions ? Ne plus se mettre en colère, être moins égoïste, arrêter de fumer, etc. Et qui n'a jamais failli ? Je suis prête à parier : personne. En tout cas, pas moi.

Son exemple

C'est pourquoi j'aime tellement Jésus quand il s'adresse aux chefs religieux de son époque pour sauver la vie de la femme coupable d'adultère : « Que celui qui n'a jamais péché jette le premier la pierre*. » Jésus ne cautionne pas l'adultère, mais il fait remarquer qu'aucun être humain n'est qualifié pour juger autrui, car nous commettons tous les erreurs et les manquements que nous sommes prêts à condamner. Nous aimerions bien obéir à la règle d'or, mais quelque chose nous en empêche.

Il va à la racine

Ce « quelque chose » agit dans la nature humaine comme un virus mortel, et la Bible l'appelle le péché. C'est de cela que nous avons besoin d'être sauvés. Or, de toutes les grandes figures religieuses, je ne vois que Jésus pour pouvoir le faire. Les autres prophètes enseignent et peuvent même montrer l'exemple, mais ne me rendent pas capable de faire pareil. Jésus oui. Il m'a guérie de mon virus mortel, engloutissant mon péché dans sa mort sur la croix. Je crois que son sang me purifie de ce qui m'empêche de bien agir.

Ce qu’il est

Ce que mes propres efforts ne peuvent pas accomplir – simplement respecter la loi de Dieu – Jésus l'a fait à ma place, pour moi, gratuitement. Si je lui ouvre mon cœur, il promet de venir y habiter. Sa présence me rend alors capable de faire ce qu'il m'enseigne. Jésus ne me montre pas seulement le chemin à suivre, le bon comportement à avoir pour accéder au salut. Il est lui-même le chemin, et le salut. Parce qu'il était le seul sans péché, lui, le Fils de Dieu, il a pu me sauver du péché. Et parce qu'il est vivant aujourd'hui, ressuscité après sa mort, par la foi sa propre vie me remplit et me rend capable. Il n'est pas une religion comme une autre. Il est la vie en moi. C'est en cela que, pour moi, il est différent, unique et irremplaçable.

À vous de comparer Jésus à…


Bouddha. Élevé comme un prince aristocratique, il découvre la misère du peuple à l'âge de 29 ans. Profondément choqué, il quitte son palais, devient moine hindou et pratique un ascétisme rigoureux. N'y trouvant pas le nirvana, il abandonne cette pratique à l'âge de 35 ans et commence la méditation. La première nuit, il livre bataille contre les forces du mal et atteint l'Éveil à l'aube. Par la suite, il passe sa vie à enseigner la voie de la sagesse dans la méditation et forme une communauté de moines et de nonnes. Il meurt à 80 ans, ayant atteint le nirvana suprême.

Mohammed. Alors qu'il évolue dans un contexte païen, à l'âge de 40 ans, il raconte à sa femme avoir reçu la visite de l'ange Gabriel lui dictant les versets du Coran. Il est effrayé par cette apparition, mais sa femme le convainc de prêcher malgré tout. Il est crédité de plusieurs miracles, notamment pour nourrir, faire boire et guérir ceux qui le suivent. Il devient un chef militaire, impliqué dans de nombreuses batailles, autant que religieux, et mari de plusieurs femmes.

Jésus n'a jamais écrit aucun texte sacré ni versé d'autre sang que le sien. Bien qu'étant un rabbin itinérant, il n'a pas consacré sa vie à l'enseignement, contrairement à Bouddha. Il a quitté cette vie très jeune, après avoir accompli une mission très spécifique : donner sa vie à la croix et ressusciter. Il a laissé une poignée de disciples prendre sa suite...

Marie Lefebvre-Billiez



*Matthieu 7.12 ; Jean 8.7



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