Si Jésus n’avait pas existé…

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Il paraît qu’avec des « si » on peut mettre Paris en bouteille. Et pourtant…
Si Jésus n’avait pas existé…
Personne ne peut dire avec certitude ce qui se serait passé si Jésus n’était pas apparu un jour dans l’histoire de notre monde. Et pourtant, la question est utile, car elle oblige à réfléchir.

Nous ne serions pas en 2018

Autrefois, on situait les événements par rapport aux règnes des rois. Du coup, on changeait de référence à chaque fois qu’un nouveau roi accédait au trône. Il arrivait aussi qu’on compte le temps à partir d’événements importants. C’est ainsi que, encore aujourd’hui, les Iraniens et les Indiens ont leur propre calendrier. Les Juifs font remonter leur calendrier à la création du monde et les musulmans à la date de l’hégire, mais ces calendriers ne sont utilisés en réalité que pour déterminer les fêtes religieuses.

On ne fêterait pas Noël...

Les Romains fêtaient déjà en décembre la renaissance du Soleil Invaincu (Sol Invictus), le solstice d'hiver et les Saturnales romaines, à ce moment de l’année où le jour commence à s’allonger. C’est très progressivement que Noël s’est imposé comme fête unique pour célébrer, non plus un astre de notre galaxie, mais Jésus-Christ, dont la naissance a été décrite comme « la lumière venue dans le monde pour éclairer les nations » (Luc 2.32).

Ni Pâques, ni l’Ascension, ni Pentecôte…

Même si ces fêtes, et quelques autres, ne veulent plus dire grand-chose pour beaucoup, elles renvoient bel et bien à des événements liés à la vie de Jésus. Pendant un temps, la Révolution française a imposé un autre calendrier (républicain ou révolutionnaire) en substituant des fêtes laïques aux existantes et en remplaçant le dimanche par un jour de repos tous les dix jours. Mais ce calendrier n’a duré que douze ans. Il n’a jamais rencontré de vrai succès.

Des musées à moitié vides

Peut-on imaginer la peinture sans Rembrandt, Chagall, et tous ces tableaux dans nos musées sur l'annonciation, la naissance, le baptême, les différents moments forts de la vie de Jésus ? Sans oublier bien sûr sa crucifixion et sa résurrection. La peinture et la sculpture seraient-elles ce qu’elles sont sans un Michel-Ange et tant d’autres ?

Une musique orpheline

Et que dire de la musique sans Jean-Sébastien Bach et sa Passion selon saint Matthieu ? Pensons également à Schütz, Haendel et son Messie, le requiem de Mozart, Joseph Haydn, Félix Mendelssohn, Charles Gounod, César Frank, Olivier Messiaen… N’oublions pas non plus les styles musicaux qu’il a insufflés comme le Gospel, bien sûr, mais aussi le blues, le jazz, la Soul de Ray Charles, les pop songs de Bob Dylan et même Jésus-Christ Superstar...

Une culture décapitée

Enlevez de la littérature toutes les œuvres que Jésus a inspirées. Faites de même pour le théâtre, le cinéma et de tant d’autres disciplines artistiques. C’est une véritable hécatombe de chef d’œuvres. Pensons également à la philosophie. Que serait-elle sans Pascal, Kierkegaard, Bergson, Simone Weil ?

Une société désorganisée

Peut-on imaginer un seul instant que la Croix-Rouge n’existe pas ? Même chose pour l’Armée du Salut, les Compagnons d’Emmaüs, les soins palliatifs, les Alcooliques Anonymes, le scoutisme... Et même le syndicalisme ? À l’instar de nos hôpitaux, on oublie trop souvent que toutes ces choses aujourd’hui indispensables au fonctionnement de notre société sont en réalité nées du cœur de croyants imprégnés de l’amour du Christ…

Un monde amputé

Que serait notre monde s’il n’y avait pas eu Saint Vincent de Paul, Mère Teresa, Sœur Emmanuelle, Martin Luther King, Denis Mukwege (dernier prix Nobel de la paix) et tant d’autres, connus et inconnus ? Chacune de ces personnes a témoigné que c’est le Christ et son amour qui l’ont conduite à se mettre au service de ses frères et sœurs en humanité.

Encore aujourd’hui

Tous les fondateurs de religion sont morts. Quant à Jésus, il avait annoncé sa mort imminente. Personne n’a alors voulu le croire. C’était impensable pour ses auditeurs.
Mais il avait aussitôt ajouté qu’il se relèverait de la mort. Pas plus ne l’ont alors compris. Et pourtant, contre toute attente, bien des gens ont pu constater sa victoire sur la mort quelques jours plus tard en parlant, marchant, mangeant avec lui. Il était vraiment ressuscité.
Oui, Jésus-Christ a exercé une influence considérable sur l’histoire et la culture de nos pays. Mais il y a bien plus : pour un chrétien, Jésus n’appartient pas seulement à l’Histoire. Il fait partie de son vécu de chaque jour !

Trop beau le tableau ?

Certains objecteront les guerres de religions et les méfaits commis au nom du Christ ou de la religion chrétienne, hier et encore aujourd’hui. D’autres évoqueront ces discours de politiciens ou de dirigeants d’aujourd’hui qui n’hésitent pas à utiliser des références au christianisme tout en promulguant des lois et des décrets pour stigmatiser les étrangers ou des minorités, à l’opposé même du message évangélique. Inutile de nier les faits. Cela a existé, existe encore et existera sans doute toujours. Toutefois, chacun doit être conscient qu’il faut dénoncer fermement ces amalgames honteux.
La vie de Jésus, son exemple et son enseignement sont incompatibles avec tout ce qui véhicule l’exclusion et la haine, même si on l’habille de culture chrétienne.
Jésus-Christ est l’unique homme dont toute la vie a été en cohérence parfaite avec son message d’amour inconditionnel.
Jamais homme n’a parlé comme lui. Jamais homme n’a vécu comme lui. Gare à ceux qui utilisent son nom pour faire autre chose que l'exemple qu'il nous a donné !


Georges Mary, José Loncke


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