Dire, c'est faire

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N’étant pas un théologien en titre, mon intervention sera celle d’un praticien, préoccupé par la Bible et le ministère : « Dire, c’est faire. »

Qu’est-ce qui se passe quand une parole se fait entendre ?

Esaïe 28,23 : « Prêtez l’oreille et écoutez ma voix. Soyez attentifs et écoutez ma parole ». Une insistance à quatre reprise sur le fait que le Seigneur veut se faire entendre. C’est une conviction protestante fondamentale : la Bonne Nouvelle est à entendre. « La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole de Christ. » Romains 10,17. Malgré les siècles et l’essor technologique, nous ne réfléchissons pas aux conséquences de toute cette chaîne de transmission :

Je comprends un message . Je comprends ou… je ne comprends pas ! Je peux comprendre seulement que c’est dans une langue étrangère. Je peux imaginer dans quelle langue c’est dit. Je comprends que quelqu’un m’adresse une parole. Le non-verbal est assez explicite aussi : ce que les mots ne disent pas, mais qui est intelligible.Même des gens qui n’ont pas suivi d’école biblique peuvent comprendre une partie d’un culte réformé ! Parfois ce ne sera que la parole d’accueil… mais pour ce qui concerne les débats entre Zwingli et Calvin, c’est plus difficile. Même les cantiques ne sont pas tout à fait intelligibles. Parfois on comprend que c’est… incompréhensible.

Une fois que j’ai compris, j’agis en conséquence . Quand j’ai compris, je suis mobilisé pour une action. La parole agit déjà puisqu’elle produit une action ou a minima une réaction. Cela peut prendre la forme d’une émotion, par exemple : peur, joie, inquiétude. C’est la première conséquence. Puis j’agis en conséquence.

J’ai entendu cette parole, en amont . Il y a eu un phénomène auditif. Avec toutes les problématiques liées à l’audition, il faut du temps pour s’habituer à la voix d’une personne. Entendre n’est pas si évident que ça, surtout dans les Eglises. Il y a même des surdités qui ne sont pas physiques.

En amont encore, cette parole a été prononcée .

Et c’est déjà un événement. Jean-Baptiste, lui, prêchait dans le désert. Personne ne l’écoutait. A qui parlait-il ? Le désert est le lieu de la vacuité humaine, mais lui parle aux puissances qui sont dans les déserts. Il annonçait la venue du Messie. Nous pouvons parler dans le vide et ce n’est pas une catastrophe. Les gens seuls se parlent à eux-mêmes. Quelque chose doit s’exprimer. C’est déjà bien en soi. Les athées considèrent notre prière comme étant un monologue et une litanie de paroles perdues.

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