Joies et défis d’une professeure des écoles

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Gisèle interviewe Catherine Deroeux.
Joies et défis d’une professeure des écoles
Depuis toute petite déjà, Catherine est attirée par l’enseignement. Elle est sans doute inspirée par son père, lui-même instituteur, qui l’impressionnait par sa culture et son désir de transmettre. Après avoir été tentée par la pédagogie du piano, elle s’oriente vers l’enseignement en maternelle, un métier qu’elle exerce depuis 1990.

Une passion

« Quand j’ai commencé en École maternelle, je pensais “grandir” avec mes propres enfants, en passant en élémentaire en même temps que notre petite dernière. Vingt ans ont passé depuis ce moment et j’enseigne toujours en maternelle ! Je n’ai donc pas “grandi”. En fait, je suis toujours aussi passionnée par la petite enfance ! »

Joies et difficultés

« Avant six ans, les enfants nous font particulièrement confiance, ils sont curieux, avides d’apprendre. J’aime tout particulièrement leurs regards émerveillés lorsque je leur raconte et mets en scène une histoire ! Ou alors lorsque nous chantons ensemble de tout cœur en y prenant plaisir ! Comme vous le voyez, j’ai la chance de m’épanouir tout en travaillant.
Pour moi, le plus difficile à gérer est l’effectif de la classe. Avec 30 élèves, il est très frustrant de ne pas pouvoir suivre et aider les enfants les plus fragiles comme on le souhaiterait. »

Questionnements

« Certains enfants, dès la maternelle, portent déjà de lourds bagages familiaux sur leurs frêles épaules et trop souvent, on se sent désemparé. Notre rôle doit-il se limiter à l’enseignement ou doit-on faire davantage ? La frontière est parfois difficile à délimiter. Je me fais en tout cas un devoir moral d’entretenir des relations sinon de confiance, en tout cas cordiales avec chaque famille. Le dialogue et la disponibilité me semblent alors indispensables. »

Avec mes collègues

« Je pense être quelqu’un sur qui mes collègues peuvent compter. J’essaie, par exemple, de tempérer, voire d’éviter, les conflits. J’évite aussi les bavardages ou commérages sur les absents. J’espère que mon comportement montre mes valeurs chrétiennes.
Mes collègues connaissent mon engagement chrétien et les questions ne manquent pas lors de nos discussions pendant les temps de pause. C’est le cas surtout avec une collègue musulmane et une autre très engagée dans son église catholique. Cela nous permet souvent d’échanger de façon très respectueuse sur nos convictions respectives et c’est très enrichissant ! »

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