Face à la maladie : témoignages

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Face à la maladie : témoignages

31 ans de lutte pour la vie

J’avais 24 ans quand je me suis réveillé un matin avec une douleur indescriptible et une fesse qui avait triplé de volume. Après six mois d’examens douloureux, le verdict est tombé : cancer des os. On me donnait six mois à vivre.
J’ai suivi un traitement très lourd de chimiothérapie et de radiothérapie qui a duré un an, mais Dieu veillait déjà sur moi car je ressentais une force qui m’était inconnue.
Une fois guéri, j’ai appris que j’avais été contaminé par le virus de l’hépatite C lors d’une transfusion mais, entre-temps, j’avais donné ma vie à Jésus-Christ. Je n’étais donc plus seul.
Les effets secondaires de la nouvelle chimiothérapie m’empêchaient d’aller à l’église car je ne pouvais pas marcher plus de quinze minutes sans « tomber dans les pommes ». Au moins, j’avais du temps pour prier, méditer la Bible et ressentir la présence de mon bien-aimé Seigneur.
Au bout d’un an, on m’a annoncé que j’étais guéri, mais le virus est ensuite revenu. Alors, j’ai décidé, avec le Seigneur, de mettre ma foi en action et de refuser les traitements. J’ai ainsi vécu avec une cirrhose du foie.
En septembre 2014, vu l’état avancé de la maladie, on m’a proposé un tout nouveau traitement annoncé sans effets secondaires. Au bout du premier mois, le virus a totalement disparu : j’étais guéri de l’hépatite C.
J’ai conscience que c’est Dieu qui m’a fait prendre la bonne décision et je le remercie tous les jours. Notre Seigneur est grand. La foi déplace les montagnes !

Thierry

Gabriel se souvient de l’hôpital

Quand j’avais six ans, j’ai fait une chute en patinette. On a dû opérer mon coude et me mettre deux broches qu’on devait m’enlever cinq semaines après.
Malheureusement, j’ai commencé à avoir de la fièvre. La veille de l’opération, nous sommes allés à l’hôpital pour enlever le plâtre. Maman était très inquiète car j’avais 40° de température et je vomissais. L’hôpital m’a quand même laissé repartir chez moi en me disant de revenir le lendemain.
Heureusement qu’on a appelé un voisin médecin. Il est venu me voir et nous a dit de retourner tout de suite à l’hôpital. On lui a obéi même si on n’en avait pas envie.
J’ai été admis aux urgences et ils ont vu que c’était grave sans savoir ce que j’avais. Ils m’ont donc mis en quarantaine.
J’ai appris, à ce moment-là, un verset de la Bible qui m’aide encore aujourd’hui : « L’Ange du Seigneur campe autour de ses fidèles. » J’ai vu que Dieu était tout le temps avec moi, même quand, après l’opération, j’étais tout seul et que j’attendais maman.
Je n’ai pas eu de séquelles, sauf une cicatrice ! Je remercie le Seigneur de m’avoir guéri car mon coude peut rebouger normalement. Et il paraît qu’une cicatrice, c’est utile car cela permet de se souvenir de ce que Dieu a fait.

Gabriel

Le Seigneur ne permet pas que mon pied chancelle

Ma chère Anne-Marie est victime de la maladie d’Alzheimer. Son état est stable. Elle ne parle plus et ne marche plus, mais elle est très agréable. Je la maintiens à domicile car c’est mon devoir. Elle a toujours été une bonne épouse. Elle est la chair de ma chair. Je lui dois beaucoup. Nous avons de l’aide à domicile dont une auxiliaire de vie, qui intervient 40 heures par semaine, plus quelques autres intervenants, ainsi que notre fils.
Nous ne pouvons pas contourner l’épreuve mais l’accepter, ce qui change tout. Anne-Marie et moi ne pouvons plus faire de voyages ensemble mais c’est pour cette raison que notre maison est ouverte. Nous avons de temps en temps de petits groupes de prière chez nous. Le dimanche, nous invitons régulièrement à notre table.
J’ai reçu cette parole du Seigneur pour moi : « Aucune épreuve ou tentation ne sera au-delà de tes propres forces. » Je peux témoigner que c’est vrai. Je reçois chaque jour son secours.
Le 26 juillet 2018, j’ai été hospitalisé d’urgence. J’avais du liquide dans les poumons. J’ai demandé au Seigneur de me guérir car mon épouse avait absolument besoin de moi. Le Seigneur m’a entendu. Après six séances de chimiothérapie, j’ai repris des forces et du poids.

Jean-Paul

J’ai failli quitter mon épouse

En apprenant la nouvelle de la maladie* chez Catherine, c’est d’abord le choc. Puis j’observe l’évolution : énormes problèmes de mémoire comme dans la maladie d’Alzheimer, grandes perturbations dans le repérage espace et temps, dans l’identification des proches, problèmes moteur avec chutes constantes et leurs conséquences…
D’où les premiers mois, je me sens fortement dépassé au point que, malgré ma foi et la longue union de notre couple, surgit la tentation de faire n’importe quoi pour y échapper, l’adultère et même la quitter.
Alors, un jour, désespéré, j’ai crié vers Jésus pour lui demander avec des larmes de me rendre vraiment mon amour pour ma femme. J’avais la conviction que ma plainte désespérée serait entendue.
Le résultat a été inespéré. J’ai retrouvé mon plein amour et le désir renouvelé de faire tout ce que je pouvais pour elle, de tout lui sacrifier.
Phase finale à l’Ehpad : malgré la douleur extrême devant son état, mon amour s’est magnifié. J’ai même reçu la grâce d’avoir encore des échanges affectifs et même spirituels presque jusqu’à la fin.
Sans Jésus, j’aurais complètement sombré, c’est une certitude !

Alain

* La Démence à Corps de Lewy (DCL) partage des caractéristiques avec les maladies de Parkinson et d’Alzheimer.

Mon épreuve a duré un tiers de ma vie

Il y a 20 ans, le chirurgien m’a diagnostiqué un cancer dans les bourses testiculaires. J’étais terrorisé. Le dimanche précédent l’opération, Dieu m’a accordé la grâce d’entrevoir un instant le ciel : j’y ai vu une immense foule qui chantait et adorait… J’étais en paix, prêt pour l’épreuve et même à ne pas me réveiller. L’analyse révéla que la tumeur était bénigne.
Hélas, cinq ans plus tard, j’ai vécu une récidive. Une opération invasive a été nécessaire. Elle a entraîné une longue période de douleurs chroniques invalidantes. Tous les antalgiques les plus puissants ont été essayés, codéine, morphiniques, antidépresseurs… Parcours à l’hôpital, au centre de la douleur, psychiatres, kinésithérapeutes… Rien ne pouvait éradiquer cette douleur continuelle. Ma foi vacillait. Parfois je croyais à une guérison, parfois je m’effondrais dans un abîme d’incrédulité. Cela a duré 19 années. Puis, mon médecin m’a imposé l’arrêt complet de mon travail. Ma vie s’arrêtait soudain…
Mais Dieu avait pour moi une bénédiction en réserve. Il fallait une séparation de cette ancienne vie vers une nouvelle, et y trouver la guérison. Après quelques mois de repos, j’ai demandé qu’on m’impose les mains une nouvelle fois en vue de la guérison. Cela a été un élément déclencheur de foi. Cinq mois plus tard, sans aucune pression, j’ai décidé de baisser le dosage de mes médicaments sur deux mois. J’ai pu tout arrêter : patchs de morphine, antidépresseurs… Dieu entend nos prières, mais il sait ce qui est le meilleur pour nous ! Je le glorifie de m’avoir réintégré dans la vraie vie ! Le temps lui appartient.
Curieusement, il me reste 10 % de douleurs. Le médecin m’a dit : « C’est pour que vous n’oubliiez pas d’où vous venez ! » J’en conclus que Dieu ne veut pas que l’on oublie sa grâce.

Yannick


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