Jean-Sébastien Bach

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Le musicien d’église était avant tout un croyant.
Jean-Sébastien Bach
« J’ai toujours aimé la musique » dit Martin Luther dans ses « Propos de table ». Rien d’étonnant donc à ce qu’il ait ouvert la porte à la musique dans l’Église. Lui-même compositeur, Luther a eu la chance d’avoir auprès de lui des musiciens qui ont participé activement à son projet de constitution d’un répertoire spécifique. De fait, personne ne songe à nier la place de la musique au sein de la Réforme, en particulier au travers du chant. Chanter transmet en effet de façon privilégiée les paroles de la Bible tout en rassemblant aussi bien les plus humbles fidèles que les savants musiciens.

Pas de Bach sans Luther ?

Comme des pics parfois vertigineux, quelques noms dominent : Heinrich Schütz, Félix Mendelssohn et bien entendu le plus talentueux, le célèbre Johann Sébastian Bach. Profondément empreint du christianisme biblique de son époque, Jean-Sébastien Bach (1685-1750) puise son inspiration dans la Réformation dont il est incontestablement le plus éminent des compositeurs. Sans Martin Luther, il n’y aurait sans doute pas eu de Bach !
Bach innove avec la cantate, intégrant le plus souvent une mélodie de choral luthérien, elle-même basée sur un passage de la Bible. Bach innove encore avec ses Passions qui célèbrent le Seigneur des évangiles. L’imposante Passion selon saint Matthieu dure trois heures et se déroule dans un climat contemplatif et intériorisé. L’action progresse exclusivement par le texte de l’évangile (chapitres 26 et 27) sous forme de récitatifs entrecoupés de chorals et de textes poétiques.

Un lecteur assidu de la Bible

Bach avait un important rayon de théologie dans sa bibliothèque personnelle. Un état de ses biens dressé après sa mort nous permet de connaître la « Grande Bible allemande » dans la traduction de Martin Luther (1534) qu’il utilisait, commentée au moyen d’extraits d’œuvres du Réformateur, puis de courtes additions d’Abraham Calov dans la même perspective luthérienne. Bach y a laissé 348 marques de soulignement, corrections typographiques et grammaticales et quatre grandes notes marginales.

Une foi vivante

Ce n’est certainement pas par routine ou par superstition que Bach commençait la plupart de ses compositions par une prière. Au milieu d’un emploi du temps très chargé, il savait qu’il avait besoin de l’aide du Christ. En bas de presque chaque page qu’il a écrite, on trouve les lettres SDG, l'abréviation de sa devise « Soli Deo Gloria ». À noter qu’il la marquait également sur ses œuvres profanes. La beauté de la vie et les capacités de l'âme humaine ne sont-elles pas des dons de Dieu ? Louer Dieu était pour lui comme une façon de vivre.
Bach a eu des patrons très divers mais son œuvre témoigne que son vrai maître était Dieu lui-même et qu’il ne composait pas pour plaire aux hommes et aux modes de son temps. Est-ce pour cela que sa musique est jugée si extraordinaire et transcendante ?
En tout cas, Bach avait compris que pour un chrétien, tout est grâce ! SDG

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