Ambassadeur de la réconciliation

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Walter Goncalves est une personne étonnante et inspirante. Quadrilingue, il parle le portugais, le français, l’anglais et le bosniaque. Son enthousiasme est communicatif. Originaire du Brésil, il vit depuis 21 ans en Bosnie-Herzégovine où il implante des Églises et mène des projets sociaux. À ses yeux, les deux sont complémentaires. « Faire preuve de solidarité est un moyen de manifester l’amour de Dieu et sa miséricorde », explique-t-il.
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Rien ne l’arrête

Il y a deux ans, Walter est victime d’un terrible accident de voiture qui le rend paraplégique. Cette épreuve ne remet pas pour autant en question son engagement là-bas. « Je ne vois pas de raison de quitter ce pays », confie-t-il. « Il y a tellement de besoins et si peu de chrétiens. » C’est ce constat justement qui l’avait déjà poussé à venir s’y installer peu avant la fin du second millénaire.
Dans les années 1990, la région des Balkans estdéchirée par les guerres de Yougoslavie. Après plusieurs séjours, Walter décide de poser définitivement ses valises en Bosnie. On est alors en 1999, au sortir du conflit : « Les besoins étaient énormes. » Pourquoi spécifiquement ce pays ? « En Croatie, il y avait quelques Églises. En Bosnie, il n’y avait rien », précise-t-il.
Cette dimension de pionnier est un aspect important de son parcours. Walter s’est approprié un principe de l’apôtre Paul : « Je me suis fait un point d’honneur de ne proclamer la Bonne Nouvelle que là où le nom du Christ n’était pas encore connu. Je ne voulais en aucun cas bâtir sur des fondations posées par d’autres*. » L’homme aime les défis !

Des actions multiples

Walter s’installe à Zenica, une grande ville située à une heure de route de Sarajevo, la capitale. Éducateur de formation et ayant déjà travaillé auprès des enfants des rues au Brésil, il ambitionne de mettre sur pied différentes actions de solidarité. Plusieurs partenaires le soutiennent dans cette entreprise, dont notamment La Gerbe, une association chrétienne de solidarité basée en France.
Un centre d’accueil de jour est fondé pour venir en aide et resocialiser les populations roms, victimes d’exclusion. Si cette initiative est plutôt bien reçue par les autorités, elle ne laisse pas toujours indifférent. « Un voisin trouvait qu’il y avait trop de roms à côté de sa maison et il nous a causé des ennuis », raconte Walter.
En parallèle, l’énergique Brésilien a créé une ferme sociale appelée « la Vallée de la Grâce » pour aider à la réinsertion de jeunes marginalisés ou d’anciens délinquants. Il a donné à son association le nom de « Réconciliation », tout un symbole dans un pays marqué par les rivalités ethniques et religieuses. « Cette réconciliation a trois dimensions », explique Walter : « Avec Dieu, entre les hommes et avec la nature. »
Auteurs
Nicolas FOUQUET

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