Enfin libre !

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Azadeh a quitté l’Iran en pleine guerre et est arrivée en France à l’âge de onze ans. Elle est
aujourd’hui médecin et mère de deux enfants. Histoire de son itinéraire spirituel…
Enfin libre !
J’étais une musulmane pratiquante ; j’aimais cette religion dans laquelle j’avais été élevée. Je priais matin, midi et soir, avant d’aller au collège, puis au lycée, et en rentrant chez moi le soir. J’observais ses interdits également : pas de relation avec les garçons, pas d’alcool, pas de porc, etc.

Mal-être et dépression

À cette époque, j’avais beaucoup de rancune vis-à-vis de mon père qui nous avait abandonnés, ma mère et ses enfants. Ceci a provoqué en moi un mal-être qui est sorti pendant mes années de médecine. J’avais alors vingt ans.
J’ai fait une dépression avérée. Pendant deux semaines, j’ai tout coupé, je me suis complètement enfermée chez moi. Je ne supportais plus ni musique ni aucune sortie. J’avais des pulsions suicidaires.

Rébellion et changement radical

J’ai suivi une psychothérapie pendant une année. Cela m’a aidée et soulagée. Je prenais aussi des antidépresseurs. Quand je suis revenue à moi-même, j’ai vécu une rébellion contre Dieu. Je lui ai dit : « Écoute, Dieu ! Ma vie va de mal en pis, j’ai beau te prier, rien ne s’arrange. Alors je vais faire une pause avec Toi. Je vais commencer à vivre ma vie, expérimenter tout ce que l’islam m’a interdit. C’est peut-être lui la source de mon malheur. » J’ai ainsi décidé de changer radicalement d’orientation en multipliant les sorties, les fréquentations, l’alcool, le tabac, le haschisch… Malheureusement, mon mal-être a persisté. Plus je me faisais des amis, plus je me sentais seule. Personne ne s’en apercevait car je cachais bien mon jeu.

Intriguée par la foi de mon petit copain

Tout cela a continué jusqu’à ce que mon petit copain de l’époque rencontre Jésus-Christ. J’ai vu son mode de vie changer, ses façons de voir aussi. Il prenait de plus en plus d’assurance, était de plus en plus joyeux et me parlait toujours plus de Jésus. C’est alors que ma foi musulmane a ressurgi. J’ai coupé toute relation avec mon ami. Je ne voulais plus l’entendre me parler de Jésus.
Malgré tout, la foi chrétienne m’intriguait. J’ai questionné plusieurs pasteurs. Finalement, ils m’ont dit : « Écoute Azadeh, maintenant tu connais intellectuellement Jésus. Tu en as entendu parler. Tu n’as plus qu’à lui demander qu’Il se révèle à toi. » Je les ai pris pour des fous : comment Dieu se révèlerait-il personnellement à moi ? Il ne va tout de même pas m’envoyer un ange, ni descendre du ciel pour venir me parler ! Qu’entendaient-ils par là ?
Tout bien considéré, la seule chose qui m’a fait réfléchir, c’est cette parole de Jésus dans l’Évangile : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

Mon marché avec Dieu

J’ai donc dit à Dieu : « Bon, je te donne une semaine. Je vais me retirer, lire la Bible. Et là je te demande une chose : si tu existes et que tu m’entends, eh bien, tu as la capacité donc de parler, de répondre. Moi, je veux connaître la vérité. » Puis j’ai dit : « Bon, Mahomet, si c’est toi la vérité, viens me le dire. Jésus, si c’est Toi la vérité, viens me le dire ». Et j’ai terminé ainsi : « Oh Dieu, si je me trompe, ce ne sera pas de ma faute parce que je ne suis qu’un être humain, je peux me tromper ! »
Pendant cette semaine-là, j’ai lu les évangiles. Honnêtement, cela me touchait. Je trouvais ce Jésus merveilleux. Il était beau, ce qu’il faisait était juste. Je me souviens quand il se met à genoux et qu’il lave les pieds de ses disciples. Cela m’a fait pleurer. J’étais interpellée par son humilité et son amour ! Je réalisais que cela ne pouvait pas être seulement humain. Mon cerveau carburait et je pouvais verser des larmes, mais mon cœur n’était toujours pas touché.

Une rencontre extraordinaire

Le sixième jour, je me revois, seule, assise sur le canapé… Voilà que je commence à avoir une étrange sensation physique. Mon cœur s’emballe. Est-ce une tachycardie ? Je me résonne, mais plus je me raisonne, plus je ressens une sensation étrange qui ne vient pas de moi. Je m’en rappelle encore comme si c’était hier : j’ai tellement peur, car je suis consciente que quelque chose se passe dans la pièce. Et, tout à coup, je me dis : « Mais c’est Dieu ! Il est là. Il est dans la pièce ! » Une crainte s’abat sur moi. Je cache mon visage dans mes mains. Et voilà que cette « puissance » prend de l’ampleur dans la pièce. Elle m’envahit, se transforme en un amour immense, un amour qui n’a pas d’équivalent humain. Un amour de sacrifice, qui se donne. C’est Jésus qui se donne. C’est ce que je réalise à ce moment-là. Un sentiment de paix immense me vient, quelque chose de tellement solide, de tellement saint… C’est ce sentiment de sainteté qui avait suscité sur le moment cette crainte de ma part. Et voici que je sens un homme qui m’enveloppe de toutes parts. Il me tient dans ses bras et il me parle. J’entends littéralement une voix qui me dit : « Tout ce que tu as entendu sur moi est la vérité. Je suis là maintenant avec toi. J’ai toujours été là avec toi et je serai toujours là avec toi. » Cette personne était Jésus-Christ.

Tombée à genoux

J’ai commencé à pleurer, pleurer, pleurer. À lui demander pardon pour tout ce que j’avais pu penser de lui ou dire sur lui. « Mais comment as-tu pu me connaître ? Je ne te connaissais pas… Tu veux dire que tous les moments où je priais, même n’importe quel Dieu, tu étais là ? C’était toi qui m’entendais, qui m’écoutais ? » Je pleurais de repentance vis-à-vis de cet homme qui était juste merveilleux. Un sentiment de joie extraordinaire, dans sa présence, m’envahissait. Je me suis mise ensuite à rire aux éclats. Je ne sais pas combien de temps tout cela a duré, mais je peux affirmer que s’il y avait eu quelqu’un d’autre dans la pièce, on m’aurait hospitalisée en psychiatrie. Je ne devais vraiment pas avoir l’air normal !
En réalité, Jésus répondait exactement à la question que je lui avais posée : « Dis-moi si tout ce que j'ai entendu sur toi est la vérité ? »
À la suite de cette rencontre avec Jésus, je me suis trouvée complètement différente. Je me souviens de la toute première fois où je me suis surprise en train de chanter ! J’étais dans un bien-être que je n’avais jamais connu jusque-là.
Je n’en étais toutefois qu’au début de mes découvertes… Dieu a fait des choses extraordinaires dans ma famille.
Retrouver l’intégralité de ce témoignage, et découvrez-en d’autres, dans le Croire et lire n°47.
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