Mariée et maman. La dégringolade continue

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Mariée et maman. La dégringolade continue

La première fois que j’ai rencontré F. dans notre école, j’ai immédiatement essayé de le séduire. De son côté, il m’avait également remarquée, mais il ne s’attendait pas à voir une véritable tornade lui tomber dessus. Il m’a fait comprendre, par son attitude, qu’il n’était pas intéressé, en tout cas, pas de la manière dont je m’y prenais. Après plusieurs tentatives, j’ai compris qu’il fallait que je passe à autre chose. Je me suis donc mise à sortir avec d’autres garçons et filles. Mais F. était devenu progressivement mon ami ; je passais beaucoup de temps avec lui et il me déstabilisait. Il fallait que je sache ce qu’il pensait de moi, mais il était incapable de me dire en face qu’il m’aimait secrètement. Fâchée, j’ai décidé de prendre le large et de l’oublier. La distance n’a fait qu’agrandir cette incompréhension : devais-je essayer à nouveau de le séduire après un an de séparation ? Je savais que si je sortais avec lui, je ne pourrais plus reculer devant l’évidence : cet homme était fait pour moi. J’avais peur. Un soir, alors que j’étais « enfumée », j’ai eu comme une révélation à travers la télé : la jeune femme qui était en train de parler de l’homme de sa vie racontait tout ce que je pensais dans mon for intérieur : il est quelqu’un de bien, honnête. J’ai compris que je l’aimais vraiment.

Des rayons de soleil

Nous nous sommes mariés le 6 août 2005 après cinq ans de vie commune. Nous habitions la région parisienne où F. avait trouvé du travail dans une société de prestations audiovisuelles. Il avait des horaires impossibles, il pouvait rentrer vers 2 h 00 du matin. Je ne suis pas arrivée à trouver un emploi dans ce secteur. J’ai donc décidé de trouver un boulot alimentaire pour stabiliser notre future situation familiale, car je voulais un enfant et désirais m’en occuper. Notre fils est arrivé rapidement après notre mariage.

J’étais très heureuse : voir mon fils grandir et évoluer m’apportait tant de choses que je suis devenue complètement dépendante de lui. Cela fut très douloureux pour moi de le laisser à une nounou. Je me suis faite à cette idée, car il fallait travailler et mes horaires me permettaient de le retrouver chaque jour vers 17 h 00. Je pouvais ainsi passer du temps avec lui après le travail. J’ai pu diminuer le shit, mais je restais quand même dépendante, car, devenir mère, ne s’est pas fait pour moi sans stress ni angoisse. D’ailleurs, mon petit loup n’arrêtait pas de me faire des frayeurs, et nous avons dû aller plusieurs fois aux urgences de l’hôpital. J’appréciais donc le petit pétard du soir.

Coup de tonnerre

Tout allait donc à peu près bien jusqu’au jour où C., mon amie d’enfance, m’a téléphoné pour me dire qu’elle était en pleine dépression. Elle avait débloqué au boulot et avait été virée. De plus, son ami l’avait larguée… Devant sa douleur, j’essayais de la réconforter un maximum, de la booster en lui disant que ce n’était pas grave, qu’elle retrouverait un nouveau boulot et un nouveau compagnon. Une petite voix intérieure me disait : « Propose-lui de venir quelque temps chez toi », et une autre petite voix me disait : « Si jamais ...

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