Dans cette section, j’aimerais approfondir certaines réflexions.
Si vous voulez faire mentir une personne à l’Église, il y a une question piège qui a banalisé le mensonge au quotidien : « Comment ça va ? »
La réponse la plus courante : « Ça va, merci » et parfois, « Et toi, ça va ? »
Ce sont des réponses automatiques, des masques de l’hypocrisie sociale.
Dans cette épreuve, j’ai réalisé que les conventions sociales de politesse ne sont pas toujours sincères, et que la langue dit une chose tandis que le corps en dit une autre.
Alors, est-on encouragé dans l’Église comme ailleurs à vivre dans l’hypocrisie ? Bien entendu, la réponse est « NON ! »
Notre choix est alors de poursuivre dans le mensonge « doux » ou de se parler en vérité, répondre avec franchise : « Ça va doucement. Prie pour moi, mon frère, ma sœur. » En priant les uns pour les autres, nous vivons avec des cœurs vrais, avec patience et maturité spirituelle. Nous pouvons ainsi nous confier plus aisément.
Celui ou celle qui n’est pas mature doit le devenir ; lui servir d’exemple est un défi. Les défis sont des lieux d’exercice et l’Église est un lieu de perfectionnement, alors saisissons ensemble cette opportunité.
« Est-ce que tu souffres ? » Voilà une question.
« Comment vas-tu spirituellement ? Et intérieurement, ton âme ? «
« Les gens sont-ils tristes, en paix ou en colère ? »
« As-tu mis ta vie en règle devant Dieu ? »
Là encore, c’est par l’écoute que nous pouvons nouer une relation de confiance. Dans des situations de détresse, apprendre à écouter est plus important que parler. Soyons renouvelés et inspirés dans nos paroles non par de bonnes intentions, mais par l’Esprit de Dieu.
Les questionnements « type » ne sont pas des recettes. Chaque personne est différente, et les temporalités et les finalités variées aussi, ce qui nous demande beaucoup de sagesse pour agir avec nuance et bienveillance.
« Comment prier pour toi ? » est une question centrale. Sans cela il est difficile de comprendre où en est la personne dans son parcours.
Nous avons tendance à partager nos propres émotions avec la personne qui souffre, mais sans rien comprendre. Ce qui donne lieu à des paroles malheureuses et blessantes : « Moi, à ta place… Mais comment fais-tu ?... Dieu est souverain… Et ton péché… »
Nous pouvons par nos paroles sans saveur être des instruments du vide. Quel dommage !
Avant de partager une parole, un texte ou un message d’encouragement, il est essentiel de prendre du recul pour réfléchir à ce que l’on veut vraiment transmettre. Si l’intention n’est pas claire, mieux vaut s’abstenir. Demandez-vous pourquoi vous le faites et pour qui. Est-ce pour soutenir l’autre, pour être fidèle à vos valeurs, ou pour vous-même ?
Le partage de textes bibliques est bon quand il est conduit par l’Esprit saint. J’ai, par exemple,...