Les comptines font partie de l’enfance

Complet Éducation - Famille
Isabelle Pertays, présidente de l’AFP* Magny (95)

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« Ainsi font, font, font, les petites marionnettes… » Cette comptine a certainement bercé votre enfance. Et peut-être qu’aujourd’hui vous continuez à la chanter, ou à en fredonner l’air, à vos enfants ou petits-enfants… Genre incomparable, la comptine s’est fait une place à part entière dans le monde rythmique du fait de sa vivacité. Elle traverse ainsi les générations. Mais qu’est-ce qui fait son succès ?
Marionnettes

Un lien affectif parent-enfant

Douce et mélodieuse, la comptine raconte une histoire. La voix de la mère sécurise l’enfant lorsqu’elle se met à chanter une comptine, que ce soit pour le bercer ou pour calmer ses pleurs. Elle lui transmet ses émotions liées à sa propre enfance. Sa voix, adoucie, susurre des mots qui apaisent. Enveloppé de ses bras, l’enfant peut alors s’endormir tranquillement car il sait que son parent veille. Le père, tout comme la mère, peut créer cette douce atmosphère autour de l’enfant.

Une initiation au langage

Grâce à la comptine, le tout-petit se sensibilise aux sons, aux différents phonèmes de sa langue maternelle. Il se prépare ainsi au langage. La comptine utilise des rimes que l’enfant apprécie, elle joue avec les mots, oppose les rythmes. Les sonorités se répètent, s’opposent et créent une sorte de dialogue. Ce jeu de langue se perçoit particulièrement dans les virelangues** qui se chantent avec une sonorité répétitive troublante : « Chapeau d’paille, chapeau d’paille, chapeau d’paille, paille, paille…. Paillasson, paillasson, paillasson, son, son… » À travers ces répétitions, l’enfant apprend dès son plus jeune âge les subtilités innombrables de sa langue et s’en amuse.

Une invitation au voyage

Les comptines n’ont pas d’auteur et on ne sait pas vraiment d’où elles viennent. Certaines sont universelles telles que « Frère Jacques » et se chantent dans toutes les langues. Les différentes traductions d’une comptine invitent le bébé à découvrir les variations sonores d’une langue à l’autre. Cela développe son oreille musicale et stimule sa compréhension future des langues étrangères. Si chanter des comptines dans sa langue maternelle est une manière de maintenir le lien avec sa culture, les chanter en langues étrangères est une invitation à se tourner vers l’autre.

Un bonheur à partager

Légères et profondes, les comptines font partie de l’enfance. Elles évoquent des situations de vie avec peu de mots. C’est un genre littéraire à part entière qui fait naître à bien des égards des petits bonheurs. Alors n’hésitons pas à transmettre ce patrimoine ludique à nos enfants !

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Informations complémentaires

*AFP, Associations Familiales Protestantes : www.afp-federation.org
**Un virelangue est une phrase, une formule, une comptine ou un petit poème inventé pour « faire tourner la langue ».

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