Bientôt deux ans que je me suis déconnecté

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Bientôt deux ans que je me suis déconnecté
J’ai partagé en avril 2018 (n°165 de Croire et Vivre) les raisons pour lesquelles j’avais décidé d’entrer dans une phase de déconnexion durable. Pour y arriver, j’ai choisi de renoncer à mon smartphone auquel j’étais devenu clairement accro et d’acheter un téléphone « à l’ancienne ». Bref, un téléphone qui téléphone, rien de plus, rien de moins.

Mes raisons de me déconnecter

J’ai constaté que je me faisais littéralement bouffer par les « appels » de cet ami à bout de main, peu ou prou au moins autant que le Français moyen face à ses écrans. Je rappelais la statistique, alarmante, selon laquelle nous ne passions en moyenne pas moins de quatre heures de notre temps, chaque jour, à surfer sur nos tablettes et smartphones, en quête d’un contenu souvent vide de sens.
Régulièrement, je me posais cette question : ce temps à quoi, à qui est-il volé ? Suis-je réellement bon gestionnaire du temps qui m’est confié, en tant que croyant devant Dieu, en tant que mari et père face à mes responsabilités familiales ?

J’ai tenu bon !

Je ne me suis pas séparé de mon iPhone, mais je l’ai parqué à résidence, sur mon lieu de travail. Je peux ainsi garder le fil de mes groupes WhatsApp, ce qui est indispensable professionnellement.
Par ailleurs, j’ai acquis un iPad comme outil professionnel. J’ai donc résolu de n’installer sur cette tablette ni application de divertissement, ni moteur de recherche, ni messagerie mail. Pour que l’outil demeure précisément cantonné à un usage professionnel, uniquement pour les fonctions dont j’avais strictement besoin.

Je me sens libéré

C’est clair, grâce à ces décisions et avec les ajustements nécessaires, j’ai le sentiment de m’être libéré d’un « fil à la patte ». J’ai en outre la satisfaction de passer plus de temps en famille, en lecture, en prière, ou seul, face à moi-même.
C’est aussi, par exemple, du temps regagné pour accompagner davantage mes enfants dans leur travail scolaire, faire la cuisine plus souvent, ou pratiquer un sport régulier.
C’est vrai que je regrette parfois de n’être pas présent sur certains réseaux sociaux, et de manquer certaines news ou certains scoops. Mais finalement, les informations essentielles finissent toujours par me revenir. Bref, le bilan à deux ans est franchement positif. Et la résolution a priori durable.

Un choix qui s’impose ?

Si tous ne sont pas forcément appelés à un choix aussi radical, nous gagnerions certainement, individuellement et collectivement, à nous poser la question de débrancher plus souvent nos machines pour plus de relations et d’humanité, et globalement une vie moins stressée et en meilleure santé.
Alors… rendez-vous dans deux ans ?

Auteurs
Erwan CLOAREC

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