Ma mère m’a montré le chemin. J’ai choisi de le prendre

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Ma mère m’a montré le chemin. J’ai choisi de le prendre
J’avais quatre ans lorsque mon père a divorcé de ma mère, la laissant seule avec deux enfants. Nous étions dans un pays dont nous ne comprenions pas la langue. Elle s’est donc accrochée à ce qu’il lui restait : Dieu. Et elle nous a appris à faire de même en priant à tout moment.
Elle nous emmenait tous les dimanches à l’église et nous racontait inlassablement les mêmes histoires tous les soirs. J’ai donc grandi avec la ferme conviction que Dieu existait et qu’il répondait aux prières. Je n’ai donc pas hésité à faire appel à lui, à le prier, et lui dire très tôt : « Seigneur, je te donne ma vie. »
Très jeune, je me suis mis avec un ami à la lecture sérieuse de la Bible. À cette époque, j’ai rencontré aussi de nombreux chrétiens convaincus. J’admirais leur foi.
Est venue ensuite l’adolescence, une période pendant laquelle je n’arrivais pas à me faire d’amis. Je me rendais bien à l’église le dimanche, mais j’avais plus d’intérêt pour les jeux vidéo, la musique et les livres. Je me cherchais, et je cherchais le moyen de « paraître cool ». J’ai commencé à mettre la foi de côté pour m’intéresser davantage aux choses de ce monde.
J’ai toutefois continué à fréquenter le monde chrétien régulièrement. Il me manquait toutefois quelque chose d’essentiel.
C’est un passage de l’Évangile qui m’a permis de faire une découverte décisive. Il se situe à un moment triste puisque Jésus sait sa mort prochaine.

Jésus et ses disciples vont à un endroit appelé Gethsémané. Il leur dit : « Asseyez-vous ici pendant que je vais prier. » Il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean. Il commence à être inquiet et très effrayé, et il leur dit : « Mon cœur est triste jusqu’à mourir. Restez ici, ne dormez pas. » Il va un peu plus loin. Il se jette par terre et il demande à Dieu d’éloigner ce moment de souffrance, si c’est possible. Il dit : « Abba, Père, pour toi tout est possible. Éloigne de moi cette coupe de souffrance ! Pourtant, ne fais pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »

Ce jour-là, j’ai compris que le salut résidait dans la mort de Dieu fait homme. Celui qui a vécu avec des os, des muscles, des organes, exactement comme nous, a voulu faire face à la terrible angoisse qu’est celle de la mort qui sépare des amis, de la famille... Mais il l’a fait, pour que je sois, moi Daniel, sauvé de la séparation éternelle d’avec Dieu. Oui, il m'a fallu du temps avant de comprendre que j’étais pécheur. J’ai eu beaucoup de difficultés à l’admettre mais cela a été le point de départ de ma vie nouvelle. J'ai donc renoncé à cette vie de pécheur pour celui qui m'a toujours aimé.
En même temps, j'ai renoncé à essayer de coller à l'image faussée de l'homme idéal que véhicule le monde actuel, et à laquelle j'aspirais étant ado. J'ai décidé de changer, de ne plus venir par habitude le dimanche matin pour suivre ma mère mais pour y louer véritablement Dieu notre Père, et pour apprendre toujours plus sur lui à travers les prédications. J'ai décidé de ne plus lire la Bible comme un bouquin génial mais comme la Parole de Dieu qui nous a été donnée. J'ai décidé de ne plus chercher ma gloire mais celle de Dieu avant tout. En une phrase : j'ai décidé d'arrêter de mettre Dieu et la chrétienté dans le plan que j'avais construit pour ma vie, mais de mettre ma vie au service de Dieu et de l'inscrire dans son plan.

J’ai conscience que Dieu était là depuis ma plus tendre enfance et qu’il me connaissait déjà quand j’étais dans le ventre de ma mère. Il est toujours venu me chercher, me remettre sur le droit chemin, m’aider, et me soutenir quand j’en avais besoin. C’est grâce à lui que j’ai pu survivre à la traversée de moments invivables d’angoisse intense et en être là aujourd’hui.
Ma conversion s’est donc faite par étapes, en essayant de comprendre Dieu, ce Dieu qui me donnait tant d’amour. Et j’en suis là maintenant, très loin d’être parfait, mais Dieu dans sa bonté immense m’a sauvé. Qu’à lui seul soit donc toute gloire, dans tout l’univers.



Marc 14.32-36.


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